‹ Manuel de médecine (volume 2)Chapitre 82 sur 104 · D EE · texte numérisé non relu

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492. MALADIES DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE suivies d'injections antiseptiques (Fernet) et atteindre un bon: résultat.

Dans l’empyème pulsatile, l'intervention est commandée par la forme de la lésion. S'il s’agit d’une pleurésie de nécessité pulsatile, il faut se borner à inciser l’abcès, lequel, situé presque toujours à la partie antérieure du thorax, ne permettrait pas l'issue facile du liquide, et terminer l’évacuation, soit par la ponction, soit par l’incision de la paroi, en se fondant sur les caractères du liquide et la marche de la pleurésie, pour choisir le lieu de l'intervention. Il faut ajouter que souvent, en pareil cas, la pleurotomie ne réussit pas. Presque toujours, ici comme dans tous les empyèmes chroniques, elle laisse persister une fistule qui nécessite ultérieurement une nouvelle intervention. |

Traitement des conséquences éloignées de la pleurotomie., — Tout n’est pas fini avec l'opération, alors même que le malade paraît guéri. Après la pleurotomie la mieux faite, divers troubles peuvent persister, qu'il importe d’atténuer à leur tour. La guérison d’une pleurésie purulente n’est définitive que lorsque les deux feuillets de la plèvre sont intimement unis; et Le travail de réparation qui aboutit à cette symphyse pleurale ne va pas, en général, sans entrainer une certaine déformation de la paroi thoracique, un affaissement de la paroi costale, accompagnés d’une incurvation sensible du rachis et d’une atrophie plus ou moins prononcée des muscles de l'épaule et de la poitrine. Ces déformations sont d’autant plus accentuées que les côtes sont plus élastiques; elles atteignent, par conséquent, leur maximum chez les enfants.

Il'est facile de concevoir qu’elles entraînent à leur suite une dilatation incomplète du poumon avec une diminution de la capacité respiratoire. Celle-ci se manifeste alors par des phénomènes fâcheux : activité moindre de la respiration, fatigue et dyspnée précoce. Chez les enfants, cette insuffisance persistante de l’hématose peut être suivie d’un trouble dans le développement du thorax et de l’organisme tout entier.

Ces accidents peuvent être atténués, sinon disparaître complètement. La faradisation, le massage, une gymnastique respiratoire appropriée, des inspirations d’air comprimé, le séjour à la campagne permettent le relèvement graduel des côtes, l'élargissement des espaces intercostaux, le redressement du rachis et par suite la dilatation progressive du poumon. »

Mais les résultats sont loin d’être toujours aussi favorables, et divers cas peuvent se présenter. |

Et d’abord, la déformation peut persister indéfiniment, ce qui peut ne pas être extrêmement grave; mais, d’autres fois, la cavité

purulente arrive à s’oblitérer, tandis que la fistule persiste. On peut encore remédier à cet accident et obtenir la cicatrisation des trajets fistuleux, lorsqu'ils ne dépassent pas la paroi thoracique, ou se perdent dans les néo-membranes de la plèvre. À cet objet suffisent généralement la cautérisation ou le grattage de la fistule, et mieux, s’il y a nécrose d’un ou deux points osseux, la résection partielle d’une ou deux côtes.

Mais il se peut faire encore que le travail de réparation s’arrête après deux ou trois mois, que la cicatrisation ne s’achève pas. Alors une cavité plus ou moins considérable persiste et continue à sécréter du pus, lequel s'écoule au dehors par une fistule plus grave que précédemment.

Ces accidents, qui résultent d’une cicatrisation incomplète de lempyème, nécessitent une intervention nouvelle : résection costale, grattage ou raclage du foyer purulent, incision ou excision de la plèvre pariétale. Cet ensemble opératoire constitue l’opération dite d'Estlander.

L'indication première de l'opération réside dans l'existence de la fistule pleuro-cutanée avec persistance d’une cavité suppurante (Bouveret!). Son but est donc de supprimer la résistance que les côtes apportent à l’affaissement. des parois du thorax, de permettre l’incision de la plèvre pariétale qui facilitera sa mobilisation et de débarrasser la cavité des fongosités qui la tapissent?.

C’est donc une opération grave, qui ne peut être faite chez tous

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