TROUBLES DE LA SENSIBILITÉ
La sensibilité de jla muqueuse du larynx est très variable, à l’état normal. On rencontre à cet égard des différences individuelles très grandes. Exquise chez certains sujets qui sont pris de spasme, de suffocation et de quintes de toux violentes au moindre attouchement, elle est à peu près effacée chez d’autres qui supportent sans difficulté le contact des instruments, les insufflations irritantes ou caustiques, etc. Ce fait est bien pour atténuer la valeur qu’on a prêtée à ce symptôme pour le diagnostic de l’hystérie.
Anesthésie. — On observe l’anesthésie laryngée après la diphtérie, chez les hystériques et dans quelques cas de paralysie bulbaire. L’anesthésie du larynx consécutive à la diphtérie est rarement limitée au domaine des nerfs laryngés supérieurs ; le plus souvent elle coïncide avec l’insensibilité du pharynx et parfois aussi delamuqueuse trachéale. Schnitzler a rapporté un cas d’anesthésie douloureuse.
Hyperesthésies et paresthésies. — Nous ne pouvons que signaler ici les hyperesthésies et paresthésies très diverses qu’on peut rencontrer chez les hystériques, chez les hypocondriaques, dans le cours du tabes et au début de la paralysie générale progressive.
Fränkel a décrit sous le nom de névralgie du larynx un complexus peu précis et d’ailleurs fort rare, se manifestant par des 1rradiations douloureuses qui répondaient vaguement aux trajets des nerfs laryngés supérieurs et par des points douloureux non pas à la pression, mais à l’application du courant de pile.
TROUBLES DE LA MOTILITÉ Ces troubles comprennent : 1° des spasmes; 2° des paralysies.