‹ Manuel de médecine (volume 3)Chapitre 122 sur 263 · CH. LEROUX (Gaz, méde de Puris · texte numérisé non relu

CH. LEROUX (Gaz, méde de Puris

du laboratoire : c’est peu à peu qu’elle s’installe, l’auto-intoxication est lentement progressive, et trouve jusqu’à un certain point une voie d'élimination, comme une soupape de sûreté, dans l’état de congestion sécrétoire ou hémorrhagique de la muqueuse gastrointestinale‘. »

PYLÉPHLÉBITE SUPPURÉE

Étiologie. — La pyléphlébite suppurée est moins rare qu’on ne le pense généralement : la collection des cas réunis par Gendron justifie pleinement cette assertion.

Le fait bien connu de Lambron* est le seul que les auteurs citent comme un exemple de traumatisme direct de la veine porte. On trouva, à l’autopsie d’un individu mort avec des signes d'infection, une phlébite suppurée de ce vaisseau, consécutive à la pénétration d’une arête de poisson dans le tronc de la veine mésentérique supérieure.

La pyléphlébite suppurative est avant toutune affection secondaire et ses origines doivent être cherchées, soit dans un des organes où la veine porte prend sa source, soit dans l’épaisseur même du parenchyme hépatique. :

Pyléphlébites suppurées d’origine extra-hépatique. — La cause la plus habituelle de ces pyléphlébites est une lésion du canal intestinal.

L’estomac peut être le foyer primitif de la maladie : Gendron*mentionne-cinq cas consécutifs à l’ulcère rond.

Ce sont plus souvent les inflammations du cæcum, la typhlite, l’'appendicite suppurative“ qui sont le point de départ de la maladie.

Une fistule recto-uréthrale (Borie), la perforation du rectum par la canule d’une seringue (Leudet*) ont également pu être incriminées.

Il est curieux de noter que les ulcérations intestinales de la tuberculose, de la fièvre typhoïde, de la dysentérie figurent à peine au nombre des causes de la pyléphlébite suppurée.

La lésion originelle peut être encore une inflammation diffuse ou circonscrite du péritoine, un abcès ganglionnaire du mésentère en rapport avec une grosse racine veineuse.

1. Une observation rapportée par M. AcHARD (Soc. méd. des hôpit., 26 juill. 1895) et concernant une pyléphlébite des branches intra-hépatiques développée dans le cours d’un cancer gastrique, offrait comme une ébauche de ce syndrome : prostration, somnolence, hypothermie.

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