‹ Manuel de médecine (volume 3)Chapitre 146 sur 263 · FAULHABERT, Ziegler’s allg. Palh · texte numérisé non relu

FAULHABERT, Ziegler’s allg. Palh

2. AGHARD et RENAULT (Soc. de biol., 12 déc. 1891), et RENAULT (Thèse de Paris, 1893) : Cette néphrite gravidique paraît bien avoir été produite par voice sanguine et non par voie ascendante, car les voies urinaires inférieures étaient inta ctes et le coli-bacille existait dans les vaisseaux thrombosés du rein, recueilli six heures après la mort. On connaît d’ailleurs plusieurs faits de néphrite primitive dans lesquels le coli-bacille a été constaté dans les urines : FERNET et PAPILLON (Soc. méd. des hôpit., 23 déc. 1892); JEANSELME (Gaz. hebdomad., 1893, p. 280).

3. Louis GUINON (Rev. des mal. de l'enfance, déc. 1892 . — CHANTEMESSE et WIDAL (Soc. méd. des hôpit., 30 déc. 1892).

NÉPHRITES AIGUËS 537

coccique est aiguë, généralisée, l’élément infectieux agit plus vivement, il se répartit dans tout le parenchyme et son élimination est plus lente. Tel est le cas dans lequel le pneumocoque avait déterininé à la fois un purpura infectieux et une néphrite aiguë. Si les lésions sont circonscrites, les micro-organismes continuent à pulluler dans des foyers localisés, et dans ce cas on peut les trouver longtemps après le début de la maladie (deuxième, troisième septénaire de la fièvre typhoïde*). Ainsi le bacille typhique se cantonne dans le rein et s’élimine lentement.

Dans d’autres circonstances, l’infection agit à doses massives, la mort arrive rapidement, et l’on retrouve des micro-organismes «dans toute la substance corticale (érysipèle *). Le streptocoqueet les staphylocoques sont de préférence les agents de ces infections, et, suivant le degré de virulence qu’ils possèdent au niveau du foyer Aloù ils sont partis, ils se collectent en masse, créent des abcès (abcès miliaires), provoquent des suppurations localisées ou des lésions de néphrites diffuses. Des recherches comparatives instituées par MM. Lannelongue et Achard ‘ il résulte que les lésions rénales obtenues avec ces deux sortes de microbes diffèrent en ce que celles du streptocoque ne présentent ni la même fréquence, ni la même intensité que celles des staphylocoques. De plus, par suite d’altérations antérieures du rein et de troubles généraux amenant un ralentissement dans la circulation sanguine, les micro-organismes ont de la tendance à s’incruster en quelque sorte et à proliférer au niveau des reins. Dans ces cas, des micro-organismes, même atténués, déposés dans le rein par le sang, ont le temps de proliférer sur place et de provoquer autour d’eux des réactions inflammatoires plus ou moins circonscrites. Suivant l’importance des lésions, les microorganismes s’élimineront et disparaîtront plus ou moins rapidement du parenchyme rénal.

Dans ces derniers temps, la théorie purement parasitaire a perdu du terrain depuis que MM. Roux et Yersin ® pour la diphtérie, MM. Vaillard et Vincent pour le tétanos ont démontré que le bacille de Klebs- Læffler et celui de Nicolaïer, localisés, le premier au niveau de la fausse membrane, le second au niveau d’une plaie suppurante, sécrètent en ces points une diastase intoxiquant l’organisme. Il en est de même «lu bacille virgule de Koch qui cultive en anaérobiose dans l'intestin

. CLAISSE (Archives de médecine expérimentale, n° 3, 1 mai 1891). . ENRIQUEZ (loc. cit.).

. ACHALME, loc. cit.

. Annales de l’Institut Pasteur, avril 1891.

. Ibid., 1888-1889.

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