‹ Manuel de médecine (volume 3)Chapitre 149 sur 263 · GAUCHER (Revue de médecine · texte numérisé non relu

GAUCHER (Revue de médecine

DEcaupin (Thèse de Paris, 1878).

+ RICHARDIÈRE (Semaine médicale, 1890).

. Moxzo et Ucxerri (Congrès de Rome, 29 mars et 9 avril 1894). . ALONZO et PAWLOW (Sem. médicale, 1894, p. 74).

DE

de la néphrite gravidique. Il est rare de trouver des micro-organismes dans cette dernière, et jusqu’à un certain point on peut incriminer une toxine que l’on retrouverait dans les urines de femmes enceintes (Doléris).

L'action des poisons animaux et végétaux est admise sans conteste aujourd’hui. La preuve expérimentale et même clinique des désordres que la cantharide détermine non seulement dans les épithéliums des tubuli contorti, mais aussi d’une façon diffuse dans tous les tissus du rein lorsqu'on fait des injections répétées de cette substance, a été faite par de nombreux expérimentateurs! et par les observations publiées par M. Potain. On sait en outre que l'essence de térébenthine fait disparaître en vingt-quatre heures l’indigo des urines du cheval par une véritable substitution s’opérant dans les cellules rénales, et l’on à dans ce fait une autre preuve de l'influence morbide d’une substance végétale sur le filtre rénal.

Quant au froid, aux brülures, aux dermatoses étendues, leur mode d'action sur le rein n’est pas déterminé. Ces trois facteurs agissentils par action réflexe? Peut-on comparer les néphrites qui surviennent à la suite de brûlures et de dermatoses étendues aux troubles de la fonction urinaire qui succèdent au badigeonnage des téguments externes ? Ce sont autant de questions auxquelles il est difficile de répondre, d'autant plus que les affections cutanées de nature microbienne peuvent agir sur le rein à la faveur des microorganismes et que, dans nombre de cas, les topiques appliqués sur la peau pour traiter ces affections peuvent passer dans le sang et altérer le rein en s’éliminant. Les toxines paraissent jouer un certain rôle dans les brülures?. On a extrait des organes et du sang des brûlés une ptomaïne toxique qui semble bien être la cause de la plupart des symptômes observés chez ces malades. Cependant un élément important doit avoir sa part dans la production des népbrites. Les expériences? sur le nerf vague démontrent qu’il peut survenir de véritables néphrites subaiguës à la suite des lésions de ce nerf.

C’est peut-être dans le même ordre d’idées qu’il faut chercher l'explication de la néphrite à frigore.

Les néphrites aiguës sont donc produites par des agents très divers agissant au milieu de circonstances multiples. Malgré la multiplicité des facteurs étiologiques, certains auteurs‘ considèrent la

1. Browics, Cornil, Aufrecht, Germont, Brault. Voir CoRNIL et BRAULT, Études sur la pathologie du rein; — GAucner (Thèse d'agrég., 1886).

2. KIANIGINE (Arch. de méd. expér., sept. 1894). — Boxer et GUINARD (Congr. de Lyon, 1894).

3. ARTAUD et BUTTE, Des albuminuries névropalh. (Assoc. franc. pour l’avancement des se., 1889). |

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