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HORTOLES, Processus des néphrites (Thèse de Lyon

3. KELsCH et KIENER, Traité des maladies des pays chauds, 1889.

d’une viveinflammation; elles sont obstruées en partie. Ces artérioles s'appuient sur des tractus fins de tissu conjonctif reliant un glomérule à l’autre, c’est l’origine d’une sclérose qui deviendra plus étendue si la néphrite prend une allure chronique.

Au milieu de ce processus aigu généralisé, les veines sont aussi altérées. On observe des thromboses dans les veines intertubulaires, au niveau du riche plexus veineux qui entoure la voûte artérielle. Les thrombus parfois assez volumineux pour se reconnaître à l’œil nu accompagnent plus généralement certaines variétés de néphrites aiguës microbiennes.

Substance pyramidale. — Les tubes droits sont relativement sains. Ils présentent cependant des lésions d'inflammation catarrhale : gonflement, multiplication et desquamation des cellules.

Quoique ces lésions soient parfois prédominantes, on n’est nullement autorisé malgré l'intégrité des glomérules à décrire une forme spéciale de néphrite, caractérisée par des lésions portant sur les épithéliums de la substance pyramidale : telle était la forme dite autrefois néphrite catarrhale, qui est maintenue dans la description de quelques auteurs contemporains. La lumière des tubes est encombrée par des cellules agglomérées et par des cylindres venus des régions supérieures du rein. L’épithélium cubique des pyramides de Malpighi est peu altéré; les tubes collecteurs sont le siège de lésions peu intenses et peuvent donc suffire en général à l’élimination des produits de destruction de la corticalité.

VARIÉTÉS ANATOMIQUES. — Telles sont en général les lésions des néphrites aiguës. Ges lésions sont à la fois dégénératives et inflammatoires. L'idée d’un processus dégénératif d'emblée n’est plus admise aujourd’hui, malgré les travaux de Traube, Klebs, Kelsch. Si l’on constate un processus dégénératif, il est le plus souvent associé à d’autres manifestations inflammatoires (glomérulite, irritation conjonctive, multiplication des noyaux, exsudat fibrino-albumineux infiltrant les éléments épithéliaux). De plus les cellules épithéliales peuvent revenir à l’état embryonnaire ou subir la transformation sranulo-graisseuse.

Cependant on peut distinguer au point de vue anatomique plusieurs variétés suivant que le processus est surtout dégénératif, diapédétique (néphrite lymphomateuse), hémorrhagique, ou localisé plus spécialement sur le glomérule (glomérulo-néphrite).

Néphrites dégénératives. — Dans le choléra, ces lésions sont très marquées ; on a décrit la tuméfaction trouble des épithéliums!. Cette

1. H. PAPILLON, Étude sur les lésions hislologiques du foie et du rein dans le choléra (Thèse de Paris, 1893).

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tuméfaction aboutit à la fonte granuleuse de la partie interne de la cellule. Le protoplasma cellulaire se gonfle, sa structure disparaît pour faire place à un aspect granuleux extrêmement fin; les limites cellulaires s’effacent, le bord interne de la cellule fait saillie dans l’intérieur du tube et très rapidement ce bord s’efface, se réduit en granulations séparées qui encombrent la lumière canaliculaire. Une fois commencée, la fonte granuleuse de l’épithélium progresse peu à peu, réduit la cellule à la portion basale ou médiane. Le noyau pendant tout ce processus reste apparent.

Dans le choléra, les épithéliums du rein présentent encore d’autres sortes de lésions : une lésion analogue à la tuméfaction transparente décrite dans les cellules du foie par MM. Hanot et Gilbert et la dégénérescence graisseuse. Dans la première, les cellules des tubes contournés sont représentées par de gros globes clairs, à noyaux vivement colorés, pressés les uns contre les autres sans ordre régulier ; la lumière des canaux a disparu. La dégénérescence graisseuse est très rare. Quant à la dégénérescence vacuolaire, on la trouve à peine ébauchée dans les reins des cholériques. Elle n’est pas sans doute en rapport avec le processus dégénératif.

Dans la néphrite diphtérique, on observe surtout la dégénérescence graisseuse et la nécrose de coagulation. Comme dans la néphrite cholérique, ces altérations diverses sont disséminées par places au niveau des tubuli contorti et des branches larges de l’anse de Henle. En général les vaisseaux, la branche grêle de l’anse de Henle, les tubes collecteurs et les tubes droits ne présentent rien de spécial. Mais on observe à côté de ces lésions purement dégénératives des réactions inflammatoires (hémorrhagies sous-capsulaires, phénomènes diapédétiques, amas de leucocytes sous-capsulaires labyrinthiques, intra-pyramidaux), preuve manifeste que les néphrites n’affectent pas un type purement inflammatoire ou dégénératif, que ces deux processus sont souvent associés et que les variétés créées au point de vue histologique reposent sur la prédominance d’un des caractères anatomiques.

Dans les néphrites dégénératives, on constate en outre des nécroses, de la dégénérescence graisseuse localisée (épithélium), généralisée (endothélium des vaisseaux, glomérules), et la dégénérescence hyaline des artères. Cette dernière altération est rare (une observation dans la néphrite diphthérique); elle est relativement plus fréquente dans la néphrite syphilitique .

Néphrite lymphomateuse. — Elle est caractérisée par une accumu lation de cellules lymphatiques réunies sous forme d’amas nodulaires

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