ACHALME, Loc. cit
scarlatine ‘, charbon ?) ou quelquefois donne naissance, lorsque les parois artérielles sont rompues, à des raptus hémorrhagiques considérables (tissu interstitiel, tubuli contorti, tubes collecteurs) et à des hématuries).
Les micro-organismes provoquent donc par eux-mêmes des lésions localisées ou généralisées. Aussi la distincion suivante admise par Ribbert* est trop schématique et ne cadre pas d’ailleurs avec la plupart des faits observés. Cet auteur, en effet, oppose ces deux processus : l’un interstitiel, disséminé par îlots circonscrits et dû à la présence de micro-organismes; l’autre diffus, épithélial, dû à l'élimination de leurs toxines.
Symptômes. — Dépur. — Le début des néphrites aiguës est variable, suivant que la maladie apparaît progressivement ou n’est qu’une manifestation localisée d’une affection générale. Dans le premier cas, les malades présentent de la fièvre comme à l’invasion de toute affection aiguë. Que le froid soit en cause ou qu’il y ait intervention d’un agent infectieux, dès que la fièvre apparaît, on constate aussitôt des signes qui appellent l'attention du côté des reins. En même temps que le malade éprouve des frissons, il accuse des douleurs lombaires, parfois irradiant vers les membres inférieurs el s’exagérant par la pression; les urines deviennent rares, parfois brunâtres et hématiques. Mais il n’en est pas toujours ainsi. Dans la néphrite à frigore, le refroidissement n’est pas toujours perçu, la fièvre fait défaut et les frissons sont à peine marqués. Il n’y a ni douleur lombaire, ni vomissements, ni troubles gastro-intestinaux. Le début est insidieux et difficile à préciser.
Quand la néphrite succède à une maladie aiguë, les symptômes fébriles et les phénomènes généraux de la maladie masquent la complication rénale, qui peut passer inaperçue. Alors même que la fièvre et que les symptômes généraux sont peu marqués, la néphrite ne se traduit par aucun symptôme appréciable : l’albuminurie est le seul signe révélateur de la lésion du rein.
Certaines néphrites sont donc insidieuses et latentes à leur début. Telles sont celles de l’érysipèle, de la diphtérie, de la pneumonie, de la fièvre typhoïde.
Celle-ci, malgré cette apparence de bénignité à sa période initiale, peut présenter dans la suite un caractère de gravité très prononcé. Il en est de même d’un grand nombre de néphrites qui apparaissent au cours de certaines maladies générales, alors que les