LANCEREAUX, loc. cit
2. ConADoN (Thèse, 1882). — Mauriac (Arch. gén. de méd., 1887). — BONKËIEFF (Thèse de Paris, 1890). L 3. JaccouD (Sem. méd., 13 juin 1894). — PENDERGAST, Étude clinique sur la
syphilis brightique précoce (Thèse de Paris, 1892).
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gommeuses de la période tertiaire, qui ne donnent pas naissance au même ensemble symptomatique. On peut l’observer aussi vers la deuxième ou troisième année. La néphrite syphilitique évolue en deux ou trois mois; elle peut se terminer par l’urémie, mais elle guérit le plus souvent. Hocks ! a signalé une néphrite aiguë mortelle chez un enfant de huit semaines atteint de syphilis héréditaire ?.
Fièvre typhoïde. — La néphrite typhoïdique est latente et insidieuse à son début, elle apparaît au quinzième, seizième jour, au troisième septénaire de la maladie. Cette complication de la dothiénentérie apparaît dans les formes graves le plus souvent, on la rencontre aussi dans les fièvres typhoïdes de moyenne intensité et dans les formes insidieuses, le typhus ambulatorius*. L’œædème, malgré l'intensité de la néphrite, peut manquer; en revanche, on observe des hématuries et des accidents urémiques graves, malgré le début insidieux‘. Certaines formes se caractérisent par des symptômes d’une gravité et d’une prédominance telles qu’on a pu les désigner sous le nom de fièvre typhoïde à forme rénale * ounéphro-typhus. On observe encore une forme hématurique (A. Robin). Mais le plus souvent les signes sont très atténués et pour diagnostiquer la néphrite il faut la rechercher de parti pris; sa durée est de deux à trois mois; quelquefois on observe une albuminurie persistante avec un état anémique prononcé.
Pneumonie. — La néphrite est un accident relativement peu fréquent de la pneumonie. Cliniquement elle se traduit le plus souvent par une hématurie considérable, par de l’albumine qui se chiffre par 50 centigrammes, 4, 5 et même 8 et 10 grammes par litre et par la présence de nombreux cylindres dans les urines. Elle s’accompagne d'catènes plus ou moins généralisés, quelquefois d’hydrothorax.
Comme la néphrite scarlatineuse, la néphrite pneumonique se révèle rapidement par des symptômes bruyants ; par contre, comme aussi la néphrite scarlatineuse, elle peut donner naissance à des symptômes si légers qu’elle passe inaperçue.
Bien qu’elle soit le plus souvent contemporaine de la période du début de la pneumonie, la néphrite pneumonique semble parfois précéder l’éclosion de la manifestation pulmonaire. On se trouve en ce - cas en présence de néphrites prépneumoniques — dénomination qui ne caractérise bien entendu que l’évolution clinique de ces deux
. Soc. imp. roy. des méd. de Vienne, 2 août 1894.
. Voir l’article Syphilis rénale.
. RAYMOND (Frunce médicale, janvier 1881).
. Perit (Thèse de Lyon, 1881), et RENAUT (Arch. de phys., 1881). . AuAT (Thèse de Paris, 1878), et Dipron (Thèse de Paris, 1882).
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localisations de l'infection ‘. Dans d’autres circonstances, la néphrite succède à des pleurésies isolées ou associées à une pneumonie, & une péritonite. Enfin elle peut apparaître primitivement?. La maladie de nature pneumococcique, très vraisemblablement, n’a qu’une manifestation exclusivement rénale et, sous cette forme, elle a pris un caractère épidémique.
Au point de vue de l’évolution, on observe les variétés suivantes = a. Tantôt la néphrite apparaît et disparaît avec la pneumonie. — b. Tantôt elle offre une certaine intensité et dure deux ou trois, rare— ment quatre et cinq semaines. Ses symptômes imposants appa— raissent dès le quatrième ou cinquième jour (oligurie, anurie, hématurie, anasarque); mais malgré cette apparence de gravité, la guérisom est la terminaison la plus fréquente. — c. Tantôt la néphrite prend dès le début une gravité exceptionnelle. Au milieu des crises uré— miques et de l’abaissement de la température, l'affection pulmonaire: est reléguée au second plan et passe inaperçue. Cette forme grave: est très rare.
Néphrites bactériennes primitives. — Ces néphrites prennent dès le début le masque d’une maladie infectieuse et l’état général dw malade se rapproche de celui d’un sujet atteint de fièvre typhoiïde. Les troubles urinaires sont intenses (oligurie, albuminurie, héma-— turie, sédiments nombreux dans les urines). Quand ceux-ci sont très marqués, les phénomènes généraux s’aggravent; il se produit des hémorrhagies multiples, des ecchymoses et parfois un exanthème polymorphe. L’œdème est précoce en général. La marche de la maladie est foudroyante, et le plus souvent le malade meurt dans l’urémie convulsive et le coma. En présence de l'intensité des phénomènes généraux et du caractère endémique que revêtent quelques-unes de: ces néphrites primitives, il convient de formuler des réserves aw sujet de la prétendue localisation primitive d’un élément pathogène dans le rein. Ces réserves doivent surtout être formulées dans les. cas rapportés par Letzerich *, qui a réuni quarante-cinq observations. d’une maladie endémique étudiée en Allemagne; dans cette infection, les troubles gastro-intestinaux, des bronchites intenses, des conges— tions pulmonaires et hépatiques avec ascite occupent une place aussi importante dans l’ensemble de la maladie que les troubles dus: à l’altération des reins. D'ailleurs le diagnostic repose seulement sur la présence dans les urines d’un bacille court, de forme semi-annulaire, parfois rectiligne, souvent arqué.
1. DIEULAFOY. — CAUSSADE (Thèse de Paris, 1890 et Soc. anal., mars 1895).
2. BouLay, Contribution à l'étude des affections à pneumocoques, indépendantes de la pneumonie franche (Thèse de Paris, 1891).