‹ Manuel de médecine (volume 3)Chapitre 17 sur 263 · Soc. anal., déc · texte numérisé non relu

Soc. anal., déc

3. Consulter MALASSEZ, Notes sur la psorospermie du foie chez le lapin domestique (Arch. de méd. expérim., t. II, 1891, n° 1). — FELSENTHAL et STAMM, Die Veränderungen in Leber und Darm bei Coccidienkrankheit des Kaninchen (Virchow’s Arch., 1893, Bd. 132, p. 36). — L. PreirrER, Die Prolozoen als Krankheitserreger, 2e éd., 1891. — BALBIANI, Leçons sur les sporozoaires, 1884.

avec le tissu conjonctif ou bien au centre d’une cellule géante ou d’um amas de cellules dites épithélioïdes. Le tissu de sclérose se développe: dans certaines conditions entre les lobules, qu’il dissocie, détermi— nant alors des cirrhoses biliaires, insulaires et multilobulaires, avec formation de néo-canalicules biliaires ; ces néo-canalicules sont par— fois envahis à leur tour par les coccidies. ,

Mécanisme pathogénique.— C’est un problème discuté depuis de longues années de savoir comment les agents nocifs. agissent sur le tissu conjonctif pour en amener la prolifération. L'histoire des variations des conceptions pathogéniques formulées à ce: sujet trouverait mieux sa place dans un traité de pathologie générale.

Nous avons, à propos des tentatives expérimentales faites pour reproduire les cirrhoses, indiqué quelques-uns des côtés de ce pro— blème ; nous y reviendrons encore dans d’autres paragraphes.

L'opposition créée par Charcot entre les cirrhoses épithéliales et. les cirrhoses interstitielles n’est plus soutenable aujourd’hui ; dans. cette théorie, l’irritation du revélement épithélial canaliculaire se transmettait de proche en proche, amenant la sclérose épithéliale ;, ou bien lirritation se transmettait par la paroi vasculaire, dans la sclérose interstitielle. Mais la constatation des micro-organismes, infiltrant la paroi du canal à partir de la surface et charriés par les. cellules Iymphatiques dans les interstices du tissu conjonctif, la constatation de réactions de la cellule glandulaire, contemporaines del’irritation de la paroi endothéliale et parfois antérieures à celle-ci, ont ruiné définitivement cette théorie pathogénique.

La théorie dite de la sclérose dystrophique se réduit à ceci: la cirrhose du foie ne serait qu’une manifestation partielle d’une maladie générale, déterminée par l’artérite oblitérante et la périartérite ; celle-ci amènerait la destruction de l’élément noble du tissu et la pro— lifération de la gangue interstitielle. La simple observation des faits prouve linanité d’une pareille conception; non seulement l'artère: nourricière du foie (artère hépatique) n’est pas oblitérée, mais c’est souvent la seule voie restée largement ouverte au courant sanguin ;. ensuite ce parallélisme entre la destruction du parenchyme et ledéveloppement du tissu conjonctif est loin de se rencontrer dans la plupart des cas.

Ackermann! (1884), Strumpell * et plus récemment M. de Grand” maison * ont soutenu ce qu’on pourrait appeler la théorie épithéliale

1. ACKERMANN, 1° Histogenese und Histologie der Lebercirrhose (Virchow's Arch... p. 115); 2 Ueber hypertrophische und atrophische Lebercirrhose (Virchow’s Arch... p. 80); 3° Berichl der Magd. Naturf. Versammil., 1884.

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