‹ Manuel de médecine (volume 3)Chapitre 172 sur 263 · GIRAUDEAU et LEGRAND (Gaz. hebd., 14 janv · texte numérisé non relu

GIRAUDEAU et LEGRAND (Gaz. hebd., 14 janv

3. Virchow's Archiv, 1883. — DAGonET (Beilräge zur path. Anat. der Nebennieren der Menschen, Prag, 1885).

NÉPHRITES SYSTÉMATIQUES 603

sont les accidents qui viennent en outre se greffer sur elles et quelquefois en modifier le cours.

Pathogénie. -— Dans les néphrites artérielles, l’origine dystrophique de la sclérose, telle qu’elle a été comprise et développée par M. H. Martin‘, est loin d’être admise aujourd’hui par tous les auteurs. De plus, d’une part il existe des cas dans lesquels l’artério-sclérose a fait défaut, et d'autre part M. Brault a insisté dans ces temps derniers sur la disproportion qu'il a trouvée assez souvent entre les lésions artérielles et l’atrophie glomérulaire.

Abandonnant alors la théorie de la sclérose dystrophique, on a admis la diathèse fibreuse dont le mode d'action reste inconnu; et envisageant, d’un autre côté, l’artérite et la néphrite scléreuse, quand elles coexistent, comme des effets simultanés d’une intoxication (saturnine, alcoolique, etc., ete.) ou de la dyscrasie goutteuse, M. Brault ne subordonne pas la seconde altération à la première. Or l’artério-sclérose est le plus souvent une affection généralisée des artères avec prédominance dans un organe; elle ne semble avoir rien de commun avec les lésions artérielles, limitées et partielles, qui sont consécutives aux intoxications. Ces dernières donnent naissance à des néphrites chroniques diffuses; et il n’y a aucun rapport entre l’endartérite, quand elle existe, etle développement du tissu conjonctif. Les injections de cantharide et de toxine diphtérique peuvent aboutir à la formation de petits reins granuleux sans modifier sensiblement la structure des artères. Ces observations montrent, d’une manière évidente, que l’atrophie scléreuse des reins n’est pas toujours sous la dépendance d’altérations vasculaires, elles enrichissent le chapitre de la pathogénie de la sclérose rénale, mais elles ne prouvent pas que l’artério-sclérose soit incapable de la provoquer.

La pathogénie des cirrhoses glandulaires a soulevé, elle aussi, de nombreuses discussions.

Pour la néphrite saturnine, l’expérimentation, faite chez le cobaye, a démontré (Charcot et Gombault) que le développement du tissu conjonctif est subordonné aux altérations glandulaires. Cependant, pour certains auteurs (Lancereaux, Hortolès, Leyden, Litten, Rossbach, Rosenstein), cette manifestation du saturnisme doit être ramenée à une sclérose artérielle d’après des examens de néphrite saturnine observée chez l’homme. Il n’en est pas moins vrai qu'il existe aussi chez l’homme des seléroses rénales d’origine saturnine sans aucune lésion artérielle. Cette constatation suffit à faire rejeter toute relation entre la sclérose et l’artérite. Reste à savoir où se fait le plus souvent

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