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Revue de chirurgie

appelé l'attention) et surtout par la voie lymphatique, qui explique les lésions de l'enveloppe cellulo-adipeuse consécutives à la pyélite et à certaines altérations du rein et des voies génito-urinaires. Enfin la capsule fibreuse du rein ne constitue pas une barrière infranchissable et diverses affections rénales peuvent par une sorte de propagation directe être le point de départ d’une périnéphrite.

Il en résulte que dans la grande majorité des cas la périnéphrite est une affection secondaire, le plus souvent consécutive à une lésion suppurative du rein. Elle est plus rarement primitive et constitue alors un véritable abcès chaud.

Cette maladie est beaucoup plus fréquente chez l’homme que chez la femme; cette différence en faveur du sexe masculin est encore plus marquée, depuis que l'infection puerpérale, une des grandes causes de la périnéphrite, est devenue plus rare. Elle se montre surtout chez l'adulte de trente à cinquante ans ; il n’existe que de rares observations de périnéphrite chez l’enfant et chez le nouveau-né. Le surmenage, les mauvaises conditions hygiéniques n’agissent que comme des causes prédisposantes et préparent le terrain à l’infection.

La périnéphrite est due à des causes générales ou locales.

Les causes générales sont les maladies infectieuses, les pyémies et surtout la fièvre puerpérale, la fièvre typhoïde, le typhus exanthématique, la variole, la scarlatine, la diphtérie, la blennorrhagie, l’infection urinaire consécutive à un cathétérisme ou à une intervention sur les organes génito-urinaires. On a décrit aussi une périnéphrite tuberculeuse ! qui a des allures un peu spéciales; elle est très rarement primitive et résulterait d’une contusion de la région lombaire chez un tuberculeux; le plus souvent elle est secondaire à une tuberculose rénale, vertébrale, parfois pleuro-pulmonaire. Le refroidissement est considéré par certains auteurs comme une cause suffisante de périnéphrite.

Les causes locales sont surtout les traumatismes ; les plaies pénéirantes de la région, qu’elles intéressent ou non le rein, peuvent amener un épanchement de sang ou d'urine dans le tissu celluloadipeux, en même temps qu'y introduire des germes infectieux. La contusion simple, sans solution de continuité, suffirait dans certains cas à produire une suppuration circumrénale ; il est intéressant de remarquer que le phlegmon périnéphrétique ne se montre parfois que longtemps après la contusion. Les efforts violents, l’acte de soulever un fardeau, les cahots d’une voiture mal suspendue, une grande course à cheval sont des causes signalées par tous les auteurs.

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