‹ Manuel de médecine (volume 3)Chapitre 227 sur 263 · DEBOVE et DREYFOUS (Société méd. des hôpit · texte numérisé non relu

DEBOVE et DREYFOUS (Société méd. des hôpit

tielles, au cours de néphropathies secondaires à la compression des uretères !.

La loi suivante doit être dégagée tout de suite des travaux des auteurs précités : l’hyperthermie est indépendante de la cause provocatrice des accidents urémiques, indépendante aussi de la nature de la lésion rénale, primum movens. Car la fièvre a été constatée dans la néphrite épithéliale à marche subaiguë (Moussous); elle a été rencontrée dans un cas de néphrite aiguë à frigore ?.

L’hyperthermie peut aussi être observée dans l’urémie des néphrites chroniques (néphrite interstitielle) *. Dumont a signalé la fièvre dans l’urémie consécutive à la compression et à la dilatation des uretères.

Les modalités cliniques de l’urémie elle-même n’ont qu’une influence peu marquée sur l’évolution des accidents fébriles, et l’on peut affirmer que toutes les formes nerveuses de l’intoxication peuvent s’accompagner de ces phénomènes d’hyperthermie; mais il faut ajouter que ces troubles paraissent être spéciaux aux formes nerveuses et qu’à l’heure actuelle il n’existe pas d'observation de

fièvre survenant au cours des formes respiratoires ou gastrointestinales.

Il ne faut cependant pas attribuer la moindre influence au désordre et à l’exagération des mouvements tels qu’il en existe dans l’urémie éclamptique, car on a signalé l’hyperthermie dans un cas de délire urémique au moment de la crise délirante, de même qu’on l’a observée associée à la paralysie à forme hémiplégique.

Par contre l’apparition de la fièvre est en rapport direct avec l’intoxication ; elle suit exactement la marche des accidents urémiques,

“elle s’élève jusqu’à la fin dans les cas à issue fatale et peut même continuer à s’élever après la mort.

D'une façon générale, cette hyperthermie est assez accentuée ; on note couramment les chiffres de 39 degrés le matin, de 39°,5 Le soir, plus rarement le thermomètre monte jusqu’à 40 et 41 degrés. L’ascension thermique coïncide avec une accélération du pouls et une fréquence plus grande des mouvements respiratoires.

1. Il convient à ce propos de rappeler les noms de Dumont (de Bordeaux), de Moussous, de Damaschino, de Bouveret, de Chantemesse et Tenneson (ces derniers dans leur mémoire sur les paralysies et les contractures urémiques ont relaté trois cas avec hyperthermie), de LÉPINE (Rev. de médecine, 1889) qui cherche à élucider la pathogénie de ces faits. ÿ

2, RICHARDIÈRE et THÉRÈSE (Rev. de médecine, 1891). Dans ce dernier cas, la température élevée pendant une première crise urémique redevint normale pour remonter quand, au bout de sept jours, s’annonça une nouvelle menace d'urémie que faisaient prévoir de la céphalée et de l’obscurcissement de la vue.

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