‹ Manuel de médecine (volume 3)Chapitre 235 sur 263 · La solution la plus recommandable ést la suivante · texte numérisé non relu

La solution la plus recommandable ést la suivante

Phosphotungstate de soude..... 25 grammes.

Acide chlorhydrique ............ 5 — HauAdistillée rer eerec-eecn eee 250 —

l'intestin. On ne les trouve pas, du moins à l’état libre, dans le sang de la circulation générale ni mené dans celui de la veine portet; il semble que les peptones provenant de la digestion subissent dans les tuniques de l'intestin des modifications qui les rendent directement assimilables. Dès que la peptone apparaît, même en petite quantité, dans le sang, la peptonurie se produit. Cette peptone peut provenir soit des substances albuminoïdes ingérées et modifiées par les sucs digestifs s’il existe une altération des organes (foie et intestin) destinés à les rendre directement assimilables, soit de la destruction, en un point quelconque de l’économie, des leucocytes qui renferment normalement une grande quantité de peptones.

La peptonurie, à l'inverse de l’albuminurie, est presque toujours un phénomène morbide, puisque chez 771 sujets sains examinés à ce point de vue, Grainger-Stewart ne l’a rencontrée que 3 fois.

Les circonstances pathologiques dans lesquelles on peut l’observer sont des plus nombreuses ; elles sont rangées par Senator sous cinq chefs principaux.

La peptonurie pyogène est la plus anciennement connue. C’est celle qui survient dans toutes les suppurations étendues et surtout dans les suppurations osseuses (Wassermann), dans celles des séreuses et principalement dans la péritonite purulente, dans la méningite tuberculeuse (Legroux). Maixner l’a toujours trouvée à la période de déclin de la pneumonie fibrineuse, von Jacksh dans le rhumatisme ; elle dure pendant deux ou trois jours, apparaissant d’une façon presque exclusive au moment de la régression des lésions articulaires. Dans tous ces cas, la peptonurie peut s’expliquer soit par la résorption d’un exsudat inflammatoire, soit par lhyperproduction et la destruction des globules purulents, riches en peptone.

À ce groupe paraît encore appartenir la peptonurie des phtisiques, si fréquente, surtout au début de la tuberculose. M. Le Noir*, sur 100 tuberculeux examinés à ce point de vue, a trouvé 28 fois la peptonurie coexistant avec l’albuminurie ; la peptonurie isolée n’a été rencontrée que 17 fois.

Sous le nom de peptonurie hématogène, on peut réunir les faits si variés où la peptonurie apparaît au cours des maladies infectieuses ou dyscrasiques. Tels sont les fièvres éruptives, la scarlatine en particulier?, la rougeole, la fièvre typhoïde, les septicémies, le scorbut

1. Cette opinion soutenue par Wassermann, généralement admise aujourd’hui, est en contradiction avec les recherches de Denaeyer et de Devos; pour ces auteurs, il existerait une peptonhémie physiologique pouvant monter jusqu'à 19,50 pour: 100, sans que la peptonurie apparaisse.

9. LE Noir, Albuminurie des phtisiques (Thèse de Paris, 1890),

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