BABES et KALINDERO (Acad. de méd., 26 févr
s’y rendent. On conçoit donc l'extrême difficulté, sinon l'impossibilité qu'il y a de déterminer actuellement la part qui revient à telle ou telle: lésion dans la production du syndrome addisonien.
Deux hypothèses principales sont en présence :
A. Théorie de l'insuffisance capsulaire.
B. Théorie nerveuse, faisant jouer le rôle principal aux lésions du système nerveux sympathique.
A. — La théorie de l'insuffisance capsulaire a été la première en date. Semblable à la théorie de l'insuffisance thyroïdienne dans le myxædème et à celle de l'insuffisance pancréatique dans le diabète maigre, elle réside dans la conception suivante : une des propriétés principales des capsules surrénales consiste à sécréter une substance ayant pour propriété de détruire normalement ce qui, dans l’économie, peut se transformer en pigment. La fonction physiologique des capsules est-elle ralentie ou détruite, la transformation du pigment s'effectue ; il s’accumule dans le sang et se fixe dans les couches profondes de l’épiderme et des muqueuses.
Pour prouver l'existence de cette fonction des capsules surrénales, il fallait démontrer que lablation de ces organes chez les animaux produit la pigmentation. C’est ce que tenta de faire Brown-Séquard. Il détermina la mort chez les animaux privés de capsules surrénales, ainsi qu'une augmentation notable du pigment avec accumulation de cette substance en différents points de l’économie. Ses expériences ne furent point confirmées. On attribua d’une part la mort à la péritonite et à l'hépatite consécutives à l’opération, d’autre part on obtint une survie de plusieurs mois chez des animaux auxquels on avait fait l’ablation totale des capsules.
Cependant, tout récemment, dans une série importante d’expériences, MM. Abelous et Langlois { ont repris les recherches de Brown- Séquard et sont arrivés à confirmer partiellement ses résultats. D’après eux, comme d’après lui, les capsules surrénales sont indispensables à la vie. Si l’on détruit les deux capsules, on détermine rapidement la mort avec les phénomènes décrits par Brown-Séquard : paralysie du train postérieur, des muscles respirateurs. L’ablation successive des deux capsules n’amène la mort qu'après la destruction de la seconde, quel que soit l'intervalle qui ait séparé les deux ablations. = Pour démontrer que les capsules surrénales ont comme propriété physiologique le pouvoir de détruire une ou plusieurs substances nuisibles à l'organisme et sécrétées lors des échanges nutritifs, MM. Abelous et Langlois ont institué les expériences suivantes :
Chez un animal auquel les capsules surrénales ont été enlevées,