ABELOUS et LANGLois (Soc. de biol
on pratique des injections d'extrait aqueux de capsule. On obtient une survie de quelques heures.
De plus, on obtient une survie encore plus longue en introduisant dans le sac lymphatique d’une grenouille privée de ses capsules un fragment de glande surrénale. Si l’on pratique une marcotte, une greffe d’une portion du rein surmonté de sa capsule surrénale, la survie sera encore plus longue. Détruit-on la greffe, les animaux succombent rapidement, en présentant les phénomènes paralytiques décrits plus haut.
Le sang des animaux morts à la suite d’ablation des capsules est très toxique. Les effets de son injection à des animaux sains rappellent ceux du curare. Ge poison semblerait donc agir sur les terminaisons nerveuses et sur les plaques motrices.
En résumé, ces intéressantes expériences montrent que les capsules surrénales, comme le corps thyroïde et le pancréas, sont indispensables à la vie. Leur extirpation totale amène rapidement la mort (Nothnagel).
Quant aux rapports que peuvent avoir ces résultats curieux avec la maladie d’Addison, ils ne sont rien moins que directs. On n’observe que de la défaillance des forces et non des paralysies dans la maladie bronzée. De plus, on n’a pu reproduire la mélanodermie.
En admettant même que les lésions capsulaires puissent déterminer le syndrome addisonien au complet, on serait fort embarrassé d'expliquer la genèse de ce syndrome dans les nombreux cas où une seule capsule était lésée, et à plus forte raison dans ceux où l’on n’a pu constater, à l’autopsie, aucune lésion des glandes surrénales ; de plus, il existe deux cas de maladie d’Addison, chez des individus privés de capsules.
B. Théorie nerveuse. — Formulée pour la première fois par Addison, puis par Schmidt (de Rotterdam), la théorie qui considère la maladie d’Addison comme dépendant d’une lésion du sympathique abdominal a compté de nombreux défenseurs. Elle a été soutenue en France par Martineau et surtout par MM. Jaccoud et Lancereaux. Pour ces derniers auteurs, les capsules surrénales en tant que glandes ne prennent aucune part dans la genèse des symptômes. Il est nécessaire que les lésions qu’on y observe gagnent les filets nerveux qui unissent les glandes aux ganglions semi-lunaires, pour que la maladie se développe. Ce sont ces altérations nerveuses secondaires qui créent le syndrome.
On a cherché à préciser le siège de la lésion nerveuse, On a vu plus haut que MM. Alezais et Arnaud le placent dans le tissu vasculo-