‹ Manuel de médecine (volume 3)Chapitre 31 sur 263 · FAWITZKY (ibid, Bd. XLV, p · texte numérisé non relu

FAWITZKY (ibid, Bd. XLV, p

quantité de l’ammoniaque ne lui parut pas assez considérable, ni celle de l’urée assez minime pour les considérer comme deux facteurs inversement liés l’un à l’autre. L’étude des transformations des matières azotées faite chez les cirrhotiques lui donnait des chiffres qui, exprimés en pourcentage, indiquaient un rapport normal. L’assimilation de l’azote alimentaire reste donc inaltérée. D'où cette conclusion que les fluctuations du chiffre de l’urée dépendent plutôt de l’état de la nutrition générale que de l’état du foie. Weintraud ! reprend l’étude de ce problème en l’abordant d’une autre façon; partant de cette donnée établie par Coranda? que l'introduction d’un sel neutre organique d’ammoniaque est suivie normalement de son élimination sous forme d’urée, il cherche ce que produit chez les malades cirrhotiques le citrate d’ammoniaque qu’il leur fait prendre. Et il constate que toute l’'ammoniaque ingérée reparaît, comme à l’état normal, sous forme d’urée. Fawitzky et Weintraud arrivent donc au même résultat, c’est-à-dire que les échanges azotés se font dans la cirrhose du foie comme à l’état normal; d’où le premier conclut que l'urée et l’ammoniaque sont produites non dans le foie, mais dans tous les organes et que les sources immédiates de leur production sont inconnues, tandis que Weintraud pense que le foie, organe principal de l’uropoïèse ne saurait éprouver un trouble de sa fonction sans un danger immédiat pour la vie ; tant qu'il reste une portion de glande saine, des suppléances fonctionnelles s’établissent, et, si cette suppléance vient à faire défaut, la mort s’ensuit immédiatement. Les conclusions qu'avaient cru à priori pouvoir déduire les premiers observateurs de l’étude de la glycosurie alimentaire sont également devenues moins fermes à mesure qu’on a étudié de plus près ce problème; on pensait que du moment que le foie laissait passer le sucre dans les urines, la démonstration de l’altération des cellules était faite et que le degré, de cette glycosurie pouvait indiquer la gravité et l'étendue de l’altération. MM. Linossier et Roque”, qui sont les derniers auteurs, ayant fait des recherches expérimentales sur cette question, disent « n'avoir jamais pu constater aucune relation entre le degré d’altération de la cellule hépatique constatée à l’autopsie et la facililité avec laquelle le sucre ingéré passe dans

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