ATROPHIE DU FOIE PAR CACHEXIE PALUDÉENNE
La cachexie paludéenne peut évoluer sans entraîner de cirrhoses.
C’est la cachexie atrophique qui est une forme rare, relativement à celles que nous avons passées en revue,
Anatomie pathologique. — Dans l’atrophie ischémique, le foie, comme les autres organes, reins, cœur (la rate exceplée qui reste assez volumineuse), subit une sorte d’involution sénile précoce; son poids, très diminué, varie entre 600 et 1300 grammes. Sa couleur est marron, gris de fer ou noir. Le tissu est sec, exsangue; les conduits biliaires ne sont pas dilatés. Les cellules sont ratatinées; le noyau est atrophié; beaucoup d’entre elles présentent une pigmentation brune, d’autres sont chargées de pigment ocre; les réseaux capillaires sont enéombrés des grosses cellules de la pulpe de la rate, pouvant renfermer du pigment noir. La forme des acini est conservée; leur diamètre seulement est diminué; les parois des capillaires radiés sont épaissies par suite de la rétraction des travées hépatiques.
Dans une autre forme, dite atrophie hypérémique, les capillaires peuvent être dilatés et l’on peut rencontrer, deci, delà, des ilots surpris par l’atrophie alors qu’ils étaient en voie d'évolution nodulaire. Le poids du foie est voisin de la normale.
Clinique. — L’atrophie ischémique du foie s'accompagne d’ascite, récidivant après les ponctions; les malades ne sont pas
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ictériques, mais bronzés. L’émaciation est extrême. La mort survient soit par l’asphyxie résultant de l'abondance des épanchements séreux, soit par la gangrène qui atteint les membres inférieurs distendus par l’ædème, soit enfin dans le marasme et le coma.
L’atrophie hypérémique n'a aucun trait particulier. Il n’y a ni ascite, ni ictère. Les malades meurent par suite des progrès de la cachexie, par affaiblissement progressif.