HUTINEL (Bull. médic., 1889, p. 1595, et 1890, p
biliaires entraînaient la formation d’abcès péri-hépatiques dont le diagnostic peut permettre de supposer l’existence de tubercules biliaires !.
Diagnostic. — Les seules lésions tuberculeuses du foie que l’on puisse diagnostiquer sont les lésions cirrhotiques ou dégénératives, encore que ce diagnostic présente souvent de grandes difficultés.
Les lésions hépatiques d’origine alcoolique, la cirrhose graisseuse et la cirrhose de Laennec sont celles qui seront le plus souvent confondues avec les lésions correspondantes d’origine tuberculeuse. La confusion est d’autant plus fréquente que nombre de tuberculeux sont également des alcooliques. En toute autre circonstance, la constatation de lésions tuberculeuses des poumons permet de rapporter à l’infection tuberculeuse les symptômes hépatiques que l’on observe.
Pourtant, on pourra souvent prendre pour des péritonites tuber- : culeuses à forme ascitique, des cirrhoses tuberculeuses avec ascite sans lésion tuberculeuse de la séreuse péritonéale. On devra donc se rappeler que, dans la péritonite tuberculeuse, ce sont surtout les veines sous-cutanées de la région sous-ombilicale qui se développent, et que le liquide de l’ascite est généralement peu mobile. Les difficultés du diagnostic sont presque insurmontables lorsque la cirrhose tuberculeuse coïncide avec une péritonite de même nature.
Traitement. — Le traitement de la tuberculose du foie ne peut être que palliatif, et le rôle du médecin devra se borner à calmer les douleurs ou à ponctionner l'abdomen au cas où l’ascite deviendrait gênante par son abondance.
E. Moswy.
Historique. — Les médecins du seizième siècle, imbus de la doctrine galénique, attribuaient au foie un rôle important, mais purement hypothétique dans l’évolution de la syphilis. Pour Ulrich de Hutten, Nicolas Massa, Brassavole, Montanus et Fallope, cet organe est toujours primitivement affecté par le virus qui ne se répand dans