‹ Manuel de médecine (volume 3)Chapitre 65 sur 263 · CH. LEROUX (Bull. de la Soc. anat., 1885, p · texte numérisé non relu

CH. LEROUX (Bull. de la Soc. anat., 1885, p

En résumé, le diagnostic est fondé sur l’évolution des symptômes, mais surtout sur l’existence reconnue d’une syphilis antérieure que, dans un cas douteux, le clinicien doit chercher à dépister non seulement par un interrogatoire minutieux, mais encore par un examen tout à fait approfondi du malade. Une cicatrice de la peau ou des muqueuses, une exostose, un sarcocèle, etc., serviront bien souvent d'indices révélateurs. L'action du traitement spécifique confirmera alors le diagnostic à. posteriori. ke

Traitement. — Il me suffira de rappeler ici qu’il y a un traitement préventif de la syphilis héréditaire et de la syphilis viscérale tertiaire, lequel consiste, pour la première, à traiter la mère pendant sa grossesse, pour la seconde, à instituer dès les premiers temps de la maladie une médication spécifique convenable et suffisamment prolongée. Les statistiques démontrent que cette prophylaxie est efficace.

Chezles enfants en bas âge hérédo-syphilitiques et soupçonnés d’être porteurs de lésions hépatiques, il importe d’administrer un traitement actif ; toutefois il y a chez eux une indication majeure qui est de respecter l'intégrité des fonctions digestives, d’où dépend la vie‘. On se trouvera bien par conséquent de recourir aux frictions mercurielles qui sont bien tolérées à la dose quotidienne de 1 ou même de 2 grammes d’onguent napolitain. L’iodure de potassium n’est pas indispensable ; au besoin on pourrait en donner à la nourrice, ce médicament étant en partie éliminé avec le lait.

Dans la syphilis hépatique de l’adulte, le traitement doit être donné sans retard, être intensif et prolongé, comme dans tous les accidents viscéraux qui compromettent un organe important. J’en ai formulé les règles à propos de la syphilis cérébrale* et n’y reviendrai pas en détail ici. Comme il s’agit de frapper fort et de ménager le tube digestif, on donnera la préférence aux frictions mercurielles (6 grammes par jour) ou à l’une des injections hypodermiques de sels de mercure, ou d'huile grise, qui ont été préconisées. On y joindra l'administration de l’iodure de potassium à bonne dose (6 à 10 grammes par jour).

On pourra dans quelques cas, lorsque l’ascite est abondante, être conduit à en pratiquer la ponction et cela à plusieurs reprises*.

Il est indispensable d’instituer concurremment un régime sèvère

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