M. Boulland propose la formule suivante
LChÉVOIE ES 51016 D Bloc 10 grammes.
AICOOP EPP PErIET- À Éther sulfurique. . . LE 0 F. S.aA. — Usage externe. — Frictionner la peau avec cette solution.
2. Les lavements froids soulagent le prurit des ictériques (Chauffard).
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ICTÈRES INFECTIEUX
A côté de l’ictère par obstruction des voies d’excrétion de la bile, ictère purement mécanique, existe, on l’a vu, l’ictère par fonctionnement défectueux de la cellule hépatique, ictère par dyshépatie. Ce sont ses modalités cliniques qui constituent le chapitre des ictères infectieux, chapitre qui n’est, en réalité, que l’histoire pathologique de la cellule hépatique.
L’hépatite parenchymateuse, au sens le plus large du mot, peut cependant exister sans ictère : il en est ainsi dans un grand nombre de maladies générales où l’altération du foie est secondaire et reste au second plan des symptômes (fièvre typhoïde, variole, scarlatine, diphtérie, choléra, etc.), bien qu’un ictère grave proprement dit puisse exceptionnellement survenir au cours de ces affections; d’autres fois, l’altération hépatique, bien que primitive et fatale, peut évoluer sans ictère, et ces cas portent encore le nom paradoxal d’ictère grave sans ictère ; enfin restent en dehors du cadre des hépatites parenchymateuses, les dégénérescences granuleuse, graisseuse, amyloïde et cancéreuse qui ne s’accompagnent pas généralement de jaunisse.
D’autre part, toutes ces déviations fonctionnelles ou anatomiques de la cellule comportent des étiologies diverses et un même processus dégénératif peut être provoqué par divers microbes, ou seulement par leurs toxines, ou, en dehors d’eux, par des poisons végétaux ou minéraux.
De sorte que tout est mauvais dans les appellations actuelles, puisque d’un côté il peut y avoir infection cellulaire hépatique sans ictère, que, de l’autre, il y a des ictères d’origine cellulaire qui sont purement toxiques; et pour satisfaire aux exigences pathogéniques, il faudrait se borner à comprendre tous ces faits sous le terme par trop vague d’hépatites cellulaires toxi-infectieuses. Force est donc de s’en tenir aux dénominations anciennes, tout à fait justifiées par la clinique et que la clinique maintiendra très longtemps encore, car elle demeure à peu près immuable au milieu des variations rapides de la pathogénie.
A tout prendre, le titre d’ictères infectieux comprend à la lettre la majorité des cas : les ictères purement toxiques sont rares et ont des allures spéciales; les infections ou intoxications cellulaires sans
ictère paraîtront moins nombreuses si l’on veut bien se souvenir de la définition ci-dessus donnée de l’ictère, et reconnaître à l’ictère méta-pigmentaire une existence légitime. On avouera sans peine que toute blessure un peu profonde de la cellule hépatique se traduit sinon par l’ictère ortho-pigmentaire (dislocation de la travée), au moins et toujours parl’ictère méta-pigmentaire avec urobilinurie. Les choses se passent en général de la façon suivante : le premier contact du poison microbien ou autre irrite la cellule, et le premier effet de cette irritation est une hypersécrétion pigmentaire, un ictère par polycholie, par pléiochromie (ictère ortho-pigmentaire). A cette première phase succède la stupeur hépatique (Harley), et la déviation fonctionnelle porte sur la qualité des pigments (ictère à la fois ortho- et méta-pigmentaire, ictère mixte). À mesure que s’efface
l'imprégnation des téguments par les pigments normaux, si l’action
nocive continue, l’ictère méta-pigmentaire persistera seul; cette troisième phase peut longtemps se prolonger après une première atteinte du poison. Une quatrième phase peut survenir, ne laissant même pas à la troisième le temps de s’installer, celle de la cessation temporaire ou définitive de la fonction cellulaire, acholie pigmentaire.
Si l’action toxique est brutale, les diverses phases se succéderont très rapidement ou se fondront même pour aboutir tout de suite à l’acholie pigmentaire.
A ces divers degrés correspondent des types cliniques suffisamment nets pour justifier, en dépit d’une origine analogue, sinon commune, et d’un processus morbide comparable, les divisions jusqu'ici maintenues. On étudie l’ictèregrave proprement dit, l’ictère catarrhal et, entre ces deux extrêmes, des types encore incertains dont la conception se modifie à mesure que se produisent des cas nouveaux, et qu’on englobe dans le terme général d’ictères infectieux bénins.
Mais, quels que soient les éléments qui commandent la forme clinique, on n’est jamais assuré que l’évolution restera ce qu’on la prévoyait d’abord, car (il en est de l’ictère, a dit Trousseau {, comme de l’épanchement pleural, on ne peut savoir quelle en sera la terminaison ». Peut-être une connaissance plus approfondie des causes conduira-t-elle au diagnostic précoce et par conséquent au pronostic d’un ictère infectieux qui commence; encore faudra-t-il compter avec le coefficient individuel de résistance, qu’il est si difficile d’apprécier, et avec le taux de la perméabilité rénale dont l’affaiblissement est un élément important, mais non absolu, de la gravité d’un
Actère.
1. TRoUSSEAU, Clinique médicale, t. LIL, p. 300, édit. de 1873.
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