‹ Manuel de médecine (volume 3)Chapitre 87 sur 263 · A. CHAUFFARD (Revue de médecine, septembre · texte numérisé non relu

A. CHAUFFARD (Revue de médecine, septembre

des coliques intestinales peu douloureuses. Krull pense que les ondes de contraction péristaltique ou antipéristaltique se propagent au duodénum et actionnent l'appareil musculaire des voies biliaires. M. Chauffard croit plutôt à une action réflexe qui, de la muqueuse intestinale, retentit sur la vésicule et les voies biliaires extra-hépatiques pour provoquer la contraction de leur paroi musculeuse, et détermine peut-être en même temps une hypersécrétion biliaire. Ces causes agissent-elles isolément ou ensemble? Toujours est-il qu’elles aboutissent à l’augmentation subite de tension dans les voies biliaires obturées, et qu’il en résulte une poussée, une véritable chasse biliaire qui tend à l’expulsion du bouchon obturateur ou qui force le passage entre les muqueuses boursouflées et accolées du cholédoque.

Une autre méthode a été proposée, moins heureuse et dans tous les cas moins répandue, le massage de la région hépatique. Wexler conseille des compressions rythmiques du foie aumoment de l’expiration. Ces mouvements peuvent être facilement exécutés par le malade lui-même dans l'attitude assise. Le massage peut être pratiqué pendant dix minutes trois fois par jour. Dans tous les cas observés, l'amélioration survenait très rapidement*.

Variétés cliniques. — Ici commence vraiment l’échelle ininterrompue qui va de l'infection hépatique la plus bénigne à l’ictère grave le plus rapidement mortel; tous les intermédiaires existent. Toute coupe pratiquée parmi eux est plus ou moins arbitraire (Chauffard). Les divisions qui suivent sont donc uniquement d’attente; comme dit M. Dupré®, « c’est plutôt un groupement de faits en série graduée, régulière, ordonnée suivant une formule de quantité ». La clinique surtout doit servir de guide. C’est en son nom qu’il convient de distraire de la forme ci-dessus décrite celle que M. Chauffard

1. WEXLER, Le massage dans l’ictère catarrhal (Wratch, 1893; anal. in Bulletin médical, 11 oct. 1893).

2. Pour le traitement général de lictère, voir p. 297; pour l'huile d'olive et la glycérine, voir le traitement de la Lilhiase biliaire, p. 426.

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