G. Lyon (Gaz. des hôpit
glaireuses, filantes, comme du blanc d'œuf cru; d’autres fois elles ont l’apparence de fragments de blanc d’œuf cuit; enfin souvent le mucus est durci, Concrété en pseudo-membranes blanc jaunâtre, quelquefois striées de sang, affectant diverses formes, fragments irréguliers et plus ou moins volumineux, filaments cylindroïdes allongés rappelant, suivant leurs dimensions, des oxyures ou des ascarides (Debove), enfin rubans plats, souvent confondus avec des fragments de tænias. Le mucus peut se présenter exclusivement sous lune ou l’autre forme. Habituellement on trouve mélangés des pseudo-membranes et des glaires. La quantité de membranes évacuées en une fois est très variable. Minime dans quelques cas, elle suffirait parfois à remplir un ou plusieurs verres.
Au microscope, on constate que les pseudo-membranes sont formées d’une substance fondamentale et de cellules cylindriques dégénérées en quantité variable; de petites boulettes de matières fécales, des cristaux de sels minéraux, de la graisse et des restes de nourriture y sont adhérents. La substance fondamentale ne paraît pas être la même dans tous les cas. Il y a, à ce point de vue, trois types de membranes : 1° des masses lamelleuses dont la substance fondamentale devient trouble et striée sous l'influence de l'acide acétique ; 2° d’autres amas lamelleux qui s’éclaircissent par l'acide acétique; 3° des masses solides rubanées, anastomosées, et qui deviennent plus opaques et plus striées par l’action de l’acide acétique (Kilawaga‘). L'examen chimique de ces masses montre qu’elles présentent les réactions du mucus : 1° elles se dissolvent presque complètement dans les alcalins délayés, surtout en les chauffant ; 2° le filtrat tout à fait transparent, traité par l’acide acétique, se trouble ou forme un sédiment abondant. Jamais les membranes ne contiennent de fibrine; mais il y existe souvent une albumine spéciale, très résistante, car on obtient par l’action combinée de la potasse caustique et du sulfate de cuivre une coloration bleu violet caractéristique des matières albuminoïdes.
Le mucus est sécrété dans le côlon. S'il est évacué peu de temps après sa production, il se présente sous forme de glaires. S'il s’accumule dans les plis de la muqueuse, qu’il y séjourne un certain temps, il se durcit, se moule sur l'intestin, et est évacué plus ou moins tard sous forme de membranes. Mais quel est le mécanisme de sa production ? Pour quelques auteurs, il n’existe point de lésions de la muqueuse, la surproduction de mucus étant le fait d’une névrose sécrétoire spéciale de l'intestin. Mais la plupart admettent l'existence d’une inflammation catarrhale légère et superficielle de la