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Thèse de Paris

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GLOSSITES 67

GLOSSITES

La pathologie de la langue, bien qu'ayant donné lieu à des travaux remarquables, renferme encore un certain nombre de questions qui ne sont pas élucidées : en effet, s’il y a bien peu de chose à ajouter à l’étude des glossopathies chirurgicales, syphilitiques et tuberculeuses (voir la Syphilis etla Tuberculose bucco-pharyngée), il n’en est pas de même des autres variétés de glossites fort nombreuses et généralement mal connues ; nous nous contenterons de signaler seulement les glossites traumatiques, dentaires, iodo-potassiques, mercurielles, tabagiques, aphteuses, diphtéritiques, ulcéro-membraneuses, les glossites des maladies infectieuses, celles de la lèpre, du lichen plan, de l’érythème polymorphe, du pemphigus, la langue scrotale ou montagneuse, la langue lisse, la glossodynie, etc., etc. Nous ne décrirons ici que les glossites épithéliales proprement dites qui ont donné lieu à des dénominations si nombreuses qu’il en est résulté une sorte de chaos nosographique dans lequel les cliniciens ont la plus extrême difficulté à se reconnaître. En résumé, il convient de les diviser en deux variétés cliniques distinctes : 1° la glossite épithéliale desquamative marginée ou eczéma lingual ; 2 les leucokératoses linguales (leucoplasie, psoriasis lingual de Bazin-Debove). Toutefois nous ne devons pas passer sous silence une affection assez rare de la langue désignée sous le nom de langue noire.

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