A. — INFECTIONS AIGUËS
Si l’on est d'accord aujourd’hui sur l'importance des modifications cliniques que l’infection de l’organisme apporte dans le volume de la rate, on connaît moins bien les lésions que détermine dans cet organe la présence des bactéries ou de leurs toxines; la fièvre typhoiïde est, de toutes les maladies infectieuses, celle où la rate a été le plus étudiée, et presque toutes les lésions qu’on considère comme pathognomoniques des maladies infectieuses, en général, ne sont en somme que celles qui ont été observées dans cette maladie. Il nous paraît prématuré d'écrire un chapitre d'anatomie pathologique sur la rate infectieuse ; aussi allons-nous simplement exposer l’aspect extérieur que présente la rate dans la plupart des maladies microbiennes, et, parmi les lésions observées dans ces divers cas, celles qui, par leur fréquence, peuvent être considérées comme la signature de l'infection ; nous passerons ensuite rapidement en revue les