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Soc. de méd. de Strasbourg, mai

d’une glycosurie intense (70 à 80 grammes par jour) répondant à une. glycémie exagérée (3 à 4 pour 100), accompagnée de polydipsie, polyphagie et polyurie, ce processus ayant bientôt pour conséquence une cachexie rapide et profonde, amenant la mort en deux ou trois semaines.

Les faits avancés par Méring et Minkowski furent confirmés, en 1889, par M. Lépine, qui cependant ne parvint à conserver qu’un seul de ses chiens opérés; encore la survie ne fut-elle que de douze jours. Il nota toutefois un fait intéressant : l’un des animaux, qui avait conservé un fragment très minime de tissu pancréatique (pesant 6 grammes), n’eut pas de glycosurie et ne présenta que l’hyperglycémie (2 grammes par litre).

En 1891, M. Hédon ‘ (de Montpellier) réalise treize fois sur vingttrois, avec succès, l’extirpation du pancréas, grâce à un procédé spécial d’énucléation en deux temps à quinze jours d’intervalle. Chez tous les chiens survivants, il observe, vingt-quatre heures après l’ablation, une glycosurie de 50 grammes pour 1000, et en même temps, polyurie, polydipsie, polyphagie et azoturie. Ces mêmes animaux maigrissent très rapidement et meurent en trois semaines. Par conséquent, ses résultats sont identiques à ceux de Minkowski; cependant un nouveau détail est mis en lumière par ses expériences, bientôt confirmé par le physiologiste de Strasbourg? ; l’extirpation partielle peut provoquer une glycosurie légère, intermittente, avec tous les signes fonctionnels du diabète, susceptible toutefois d'amélioration par le régime carné.

Ce qui ressort nettement de ces expériences, c’est la nécessité absolue d’une extirpation totale pour produire le diabète grave. Un fragment très minime de la glande (de 6 grammes, de 1 gramme même) resté en place, fût-il sclérosé, suffit pour empêcher l’apparition d’une glycosurie permanente.

Ces faits n’étaient pas contestables, la difficulté était de les interpréter. La glycosurie ne pouvant être attribuée à l’absence du sue pancréatique dans l'intestin, puisque la ligature du canal de Wirsung ne la provoque pas, MM. Lépine et Barral* émettent l'hypothèse que le pancréas est doué d’un pouvoir destructeur sur la glycose contenue dans le sang ; en d’autres termes, pour eux, la cellule pancréatique verse dans le torrent circulatoire un ferment capable d’annihiler une partie de la glycose sanguine (ferment glycolytique). Ils se fondent sur les expériences suivantes faites in vitro : Le sang

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