‹ Manuel de médecineChapitre 32 sur 199 · E. PARMENTIER · texte numérisé non relu

E. PARMENTIER

PAROTIDITES 209

PAROTIDITES

Étiologie. — Les lésions inflammatoires des glandes parotides peuvent être divisées, au point de vue de leur origine, en secondaires et primitives, suivant que l’inflammation succède ou non à une obstruction des voies d’excrétion de la salive. Cette distinction fondamentale établie par MM. Claisse et Dupré ! ne repose pas seulement sur des considérations pathogéniques, mais sur des différences anatomiques et cliniques qui la justifient pleinement.

A. — Les parotidites primilives peuvent être aiguës ou chroniques, et les premières peuvent être protopathiques ou deutéropathiques.

1° Parmi les parotidites primitives aiguës protopathiques, il en est une à laquelle sa spécificité assigne une place spéciale dans l'étude des parotidites : c’est la parotidite ouwrlienne; nous n’y insisterons pas davantage : son importance et sa spécificité lui assurent dans cet ouvrage une description spéciale. Nous ne la mentionnons que pour indiquer la place qui lui revient dans la classification étiologique des parotidites.

A côté de cette parotidite ourlienne spécifique, existe une autre classe de parotidites aiguës protopathiques, inflammations simples, non spécifiques, des glandes parotides qui, comme les oreillons, ne suppurent presque jamais, mais qu’on peut voir survenir dans des conditions très variées. Ge sont des lésions transitoires, éphémères, congestives, fluxionnaires, qu’on observe souvent au moment de la menstruation?, ou bien encore à titre de fluxion supplémentaire de celle-ci *, Dans cette même catégorie de parotidites simples rentrent également certaines fluxions parotidiennes notées dans le cours de la blennorrhagie #, de la cystite tuberculeuse *, dans les intoxications par le mercure, l’iodure de potassium (Villar), ou dans la goutte

1. CLAISSE et Dupré, Les infections salivaires (Arch. de méd. expérim., 1894, p. 41 et 250). — Après avoir résumé et critiqué les travaux de leurs prédécesseurs, les auteurs de cet important mémoire exposent leurs recherches personnelles. Nous n’avons pu mieux faire que les suivre dans leur description qui fixe l’état actuel de nos connaissances sur les parotidites.

. HABRAN (Union méd. du Nord-Est, 1880, p. 137), . Knaep (Philad. med. Times, 1879, p. 570).

. CURTIS (New-York med. Journ., 1884, p. 346). . HARTMANN, Tr. de chirurgie, t. IV, p. 408.

Page 1