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Journ. de méd. de Bordeaux

PAROTIDITES 211

dégénérations de l’épithélium sécréteur et début de sclérose périacineuse légère qui n’arrivera jamais à l’atrophie de la glande. Ce ne sont là d’ailleurs que des causes prédisposantes à l’infection secondaire ascendante et à la stomatite concomitante.

B. — La dénomination de parotidites secondaires doit être réservée aux inflammations parotidiennes consécutives à une obstruction des canaux excréteurs et à la rétention mécanique de la salive qui en est la conséquence. Cette rétention salivaire, outre qu’elle provoque l’apparition de lésions glandulaires, favorise l'infection ascendante comme l'avaient déjà démontré M. Albarran pour le rein et M. Dupré pour le foie.

Ces parotidites secondaires sont donc toujours précédées par une période aseptique de rétention. Cette hydroparotide, comparable en tous points à l’hydronéphrose, peut en rester là, et ne pas aboutir à l'infection secondaire et à la suppuration. Elle n’en constitue pas moins la condition la plus propice aux infections ascendantes; l’expérimentation, d'accord avec la clinique, nous apprend que l’infection salivaire primitive par injections de cultures microbiennes, sans ligature aseptique préalable du canal excréteur, est presque impossible à réaliser.

Les causes de rétention salivaire et d’obstruction, complète ou non, des canaux d’excrétion peuvent être extrinsèques ou intrinsèques. Les causes extrinsèques (tumeurs de voisinage), que représente la ligature expérimentale, sont de beaucoup les plus rares. Parmi les causes intrinsèques, les plus fréquentes sont les corps étrangers et les calculs salivaires. Ces derniers, plus fréquents dans les glandes sous-maxillaires que dans la parotide, sont en général dus à une infection préalable ! : ils provoquent plus sûrement les lésions des canaux d’excrétion et les infections ascendantes, lorsqu'ils sont volumineux, nombreux, irréguliers et voisins de la muqueuse buccale.

On peut distinguer deux formes anatomiques et cliniques des infections parotidiennes d’origine lithiasique, suivant que le calcul siège dans le canal excréteur (parotidite totale) ou dans ses rameaux (parotidites lobulaires disséminées).

On voit, en résumant cette éliologie si complexe des parotidites, que presque toutes sont secondaires soit à une infection générale ou à une intoxication (parotidites primitives aiguës deutéropathiques et parotidites chroniques), soit à une altération locale (parotidites secondaires proprement dites). Quant à la parotidite ourlienne, elle semble bien n'être que la lésion locale des oreillons, comme l’angine

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