Bull. de la Soc. de biol
profonde : celle-ci reste rectiligne, ou bien se replie, s’incurve, se contourne en circonvolutions sinueuses. Les cellules de revêtement ont disparu, les cellules principales se présentent sous deux aspects différents : 1° cellules à l’état indifférent, cellules cubiques à protoplasma clair, homogène, à noyau apparent, et 2 cellules muqueuses, cylindriques (ou caliciformes), à protoplasma clair, à noyau profond. Au milieu des glandes ainsi altérées s’en trouvent quelquesunes dont le cul-de-sac a subi la transformation kystique : il a la forme d’une sphère ou d’une poire à grosse extrémité inférieure, et quelquefois est assez développé pour faire, à la surface de la muqueuse, une saillie visible à l’œil nu sous l’aspect d’un petit point brillant ; ces kystes glandulaires sont tapissés par une seule couche de cellules caliciformes et sont distendus par du mucus et des cellules desquamées.
L’hypertrophie glandulaire est surtout marquée dans les adénomes, qui sont le résultat de l’hypertrophie totale de la couche glandulaire. Dans ladénome plat, l’épaississement est entièrement formé par la couche glandulaire : le tissu linter-glandulaire présente les lésions très nettes de l’inflammation chronique; les glandes, d’une hauteur cinq ou six fois plus grande que la normale, sont droites, très rarement contournées ou kystiques ; les cellules glandulaires sont cubiques, polyédriques ou cylindriques. Dans l’adénome polypeux, on distingue deux parties, l’une centrale, formée par un prolongement de la sous-muqueuse, l’autre périphérique, formée par la muqueuse dont la muscularis mucosæ est intacte : les glandes, séparées par un tissu interstitiel atteint d’inflammation chronique, sont hypertrophiées, dilatées, et semblent avoir bourgeonné, mais «la forme glandulaire persiste, la membrane propre est conservée, nulle part les cellules épithéliales ne se rencontrent en dehors d’elle, enfin et surtout jamais les culs-de-sac proliférés ne dépassent la couche muqueuse! ». Les cellules qui tapissent ‘ces glandes sont des cellules muqueuses cylindriques et caliciformes, ou des cellules cubiques et polyédriques à protoplasma granuleux et à gros noyau.
Au lieu de l’hypertrophie glandulaire et de la transformation muqueuse des cellules, on peut observer la dégénérescence graisseuse des glandes : elle existe assez souvent dans la gastrite alcoolique ; elle est, par contre, très rare dans la gastrite des tuberculeux. M.Marfan ne l’y a jamais observée, Schwalbe? cependant l’a rencontrée quaire fois sur vingt-cinq cas.
C’est à cette dégénérescence que sont dues les taches blanches