Internal. Beilrüge sur wissenschaft. Med
crue hachée, jambon maigre cru, bifteck grillé, purée de pommes de terre ; 4° poulet rôti, pigeon rôti, perdreau, chevreuil (pas de lièvre), rosbif saignant (surtout froid), rôti de veau (surtout Ja culotte), brochet (les truites, même les plus jeunes, sont difficiles à digérer), macaroni, bouillie au riz, épinards hachés, asperges. Le pain rassis, bien cuit, contenant peu de mie, est le meilleur; les fromages maigres et frais seront permis; il faudra prendre le moins possible d'aliments gras ; les fruits très mûrs, en compote ou en marmelade sont permis. L'eau est la meilleure de toutes les boissons; après elle la bière entièrement fermentée et les vins légers coupés d’eau légèrement gazeuse ou faiblement bicarbonatée.
Le lavage de l’estomac fait une fois par jour dans la gastrite avec dilatation, et seulement tous les deux ou trois jours lorsqu'il y a simplement atonie, rend de très grands services : on le cesse aussitôt qu’on le peut, et même, si on doit le continuer, il est bon de laisser toutes les deux ou trois semaines quelques jours de repos.
L’électrisation excite la sécrétion et la motilité. Les courants continus sont préférables, ils doivent avoir une faible intensité (5 à 25 milliampères); l’électrode positive, large, est placée sur le rachis, l’électrode négative, beaucoup plus large, au niveau de l’estomac et contournant l’hypochondre gauche; les séances sont répétées tous les matins avant le déjeuner et doivent durer une dizaine de minutes. Quelquefois, surtout lorsque la constipation est rebelle, on peut mettre une électrode dans le rectum, l’autre restant sur la paroi abdominale.
Enfin le massage léger de l'estomac, plus énergique du gros intestin, l’hydrothérapie sous forme de lotions froides, de douches en pluie, de douches écossaises, ou la friction au gant de crin suivie de friction à l’alcool, sont généralement à conseiller.
La diététique est la partie importante du traitement; il faut attendre peu des médicaments. Le bicarbonate de soude, à la dose de 50 centigrammes une demi-heure avant le repas, doit avoir la préférence ; on sait depuis longtemps que pris ainsi il active la sécrétion du suc gastrique; on peut lui associer dans des cachets, ou donner concurremment, sous forme de teinture, la noix vomique, la rhubarbe, le quassia amara, la gentiane, l’absinthe, le condurango blanco; on a conseillé aussi la créosote à petites doses et le chlorhydrate d’orexine (deux ou trois pilules de 10 centigrammes avant chaque repas).
Si la gastrite est plus avancée, on peut suppléer à l’absence de suc gastrique acide en donnant après chaque repas un grand verre de solution d’acide chlorhydrique à 4 pour 1000; lorsque l’atrophie de l'estomac est survenue, il faut donner en même temps que l'acide chlorhydrique 1 gramme de pepsine pure.
L'alimentation par la poudre de viande est le meilleur traitement de l’anorexie; la constipation sera combattue par le podophylle, le cascara sagrada, l’évonymine, mais non par les purgatifs salins comme dans l’hypersécrétion. Contre les flatulences, le phosphate de soude, la poudre de charbon, la magnésie, associés au borate de soude, à l’acide salicylique, à l'acide borique, au benzo-naphtol, au naphtol, destinés à assurer l’antisepsie du tube digestif. L’eau chloroformée, la cocaïne, le menthol, la belladone, l’opium réussissent bien contre l’élément douleur et souvent contre le vomissement.
Quand les malades enfin peuvent aller à une station thermale, on leur conseille Vichy, Vals, Pougues, Bourbon-l’Archambault, Bourbonne, Châtel-Guyon, Saint-Nectaire, Royat, Brides. Le séjour à la mer ou dans les hautes montagnes donne encore de très bons résultats.
JULES RENAULT
SYNONYMIE. — Ulcère simple (Cruveilhier), ulcère chronique, ulcère perforant (Rokitansky), uleère peptique, ulcère rond, ulcère hémorrhagique, maladie de Cruveilhier, etc.
Définition. — Une telle synonymie proposée pour une affection aussi commune, aussi facile à reconnaître cliniquement que l’ulcère gastrique, montre combien la pathogénie en est encore obscure. Ces dénominations, établies d’après l’évolution ordinaire de la maladie, ou d’après l’idée qu’on se fait de sa nature intime, sont caduques, car elles s'adaptent à quelques cas et non à tous les cas. L’ulcère n’est pas toujours arrondi, il n’est pas toujours perforant, ni toujours chronique, ni toujours peptique.
Cette dernière définition tend à s’impatroniser chaque Jour davantage, quoique nous ne soyons pas absolument assurés que V’auto-digestion joue le rôle unique dans la production de l’ulcère.
Mieux vaut donc actuellement s’en tenir au terme wlcère simple
1. Consulter DEBOvE et J. RENAULT, Ulcère de l’estomac (1 vol. de la Bibliothèque Charcot-Debove), Paris, 1892.
qui ne préjuge rien de la nature de l’affection, ou à celui de maladie de Cruveilhier, pour rendre hommage à l’auteur qui, le premier, a fait sortir cette entité morbide du groupe si complexe des maladies de l'estomac.
Historique.—Avant Cruveilhier, il est infiniment probable que l’ulcère simple avait été vu. Des observations de Littre (1704), de Baillie (1803), d’Abercrombie (1830) ont évidemment trait à cette affection. Mais c’est Cruveilhier qui, le premier (18381, puis 1856°?), la distingua nettement et lui donna le nom d’ (ulcère simple de l'estomac ». Il observa les lésions, vit et décrivit les symptômes, proposa une théorie pathogénique admise encore de nos jours par de nombreux auteurs.
Depuis Cruveilhier, la pathogénie fut, et est encore. le point le plus controversé, le moins élucidé, quoique le plus étudié. Virchow, Rokitansky, Brinton, puis, plus tard, Galliard, Jaworski et Korczinski, Letulle, Riegel, Von den Velden, Ewald... ont tenté d’en saisir la nature véritable. Nous aurons occasion de revenir sur ces nombreuses recherches.
Étiologie.— L'ulcère simple de l’estomacs’observe fréquemment.
D'après Brinton, sur 100 autopsies prises au hasard, on trouve une moyenne de » cas d’ulcères.
Cette affection est plus commune chez la femme que chez l’homme ; elle appartient à la jeunesse ou à la période moyenne de la vie. Brinton prétendait au contraire qu’elle se rencontrait plus fréquemment dans la vieillesse. C’est là une opinion controuvée; il importe de distinguer, en effet, les ulcères observés cliniquement de ceux que l’on trouve à l’autopsie. € Il faut considérer le début clinique de l'affection et non sa constatation anatomo-pathologique » (Debove et Renault).
L’ulcère simple est très rare chez l'enfant, et les observations qui en ont été publiées ne sont peut-être pas à l’abri de toute critique.
Il paraît plus fréquent dans certains pays ; à Copenhague (Starck), on en compterait {3 sur 100 autopsies environ; par contre, il serait très rare en Russie (Sohlern).
Quelques professions y prédisposent : les cuisiniers, les tourneurs de porcelaine, les tourneurs sur métaux, les polisseurs de glace semblent plus fréquemment atteints.
A titre de cause prédisposante, on a successivement incriminé : la
misère, une alimentation vicieuse ou insuffisante, l’ingestion d’ali-
ments grossiers ou trop chauds, l'abus des spiritueux surtout; de