‹ Manuel de médecineChapitre 91 sur 199 · LENS · texte numérisé non relu

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clinique, rappelons que deux ordres de phénomènes concourent à sa production :

1° Des phénomènes mécaniques coordonnés auxquels prennent part, en proportions inégales, les muscles abdominaux (grand droit, grand oblique, transverse, formant une demi-ceinture cylindrique au moyen de laquelle s’accomplissent tous les efforts d'expulsion dont la cavité abdominale est le siège); — le diaphragme qui offre un plan résistant et actif contre lequel les muscles de l’abdomen viennent appliquer l’estomac; — l’estomac, que quelques auteurs ont considéré comme passif dans l’acte du vomissement (on sait en effet que chez les animaux, on peut remplacer l’estomac par une vessie sans pour cela supprimer la possibilité des vomissements; en tant qu’organe contractile, il intervient donc fort peu; tout au plus son action, quelquefois à peine perceptible, devient-elle prédominante dans les formes atténuées de vomissement : le pyrosis, la rumination, le renvoi) ; — l’'æsophage, qui s'adapte à sa nouvelle fonction; — les muscles respirateurs, car le vomissement appartenant à l'effort, une occlusion de la glotte se produit à la suite d’une profonde inspiration et permet au diaphragme de fournir un point d'appui contre lequel l’estomac peut être comprimé ;

2% Un centre de coordination de ces mouvements, dit centre du vomissement, dont le siège est au bulbe, au voisinage du centre respiratoire ; aussi la nausée qui annonce et précède souvent le rejet des matières contenues dans l’estomac peut-elle être supprimée par une inspiration volontaire rapide et profonde ; la respiration artificielle pratiquée vigoureusement arrête le vomissement chez les animaux.

Les fibres nerveuses émanées de ce centre cheminent dans le nérf phrénique (diaphragme), le pneumogastrique (æsophage et estomac) et la moelle !. Elles sortent de cette dernière après avoir fait partie des cordons antérieurs et latéraux, entre la quatrième vertèbre cervicale et la cinquième dorsale, pour prendre part à la constitution des rameaux du sympathique qui correspondent aux cinquième, sixième, septième espaces intercostaux. Enfin elles suivent également les nerfs intercostaux inférieurs qui prennent part à l’innervation des muscles de la paroi abdominale.

Les voies centripètes sont multiples et leur connaissance est nécessaire pour rendre claires les classifications des vomissements : tout d’abord un certain nombre de fibres descendent des régions supérieures de l’axe cérébro-spinal vers le bulbe. Les unes prennent naissance au niveau des tubercules quadrijumeaux; elles tiennent sous leur dépendance les mouvements de l’estomac. D’autres partent

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