III. — Exploration de la vessie
Je viens de dire comment on peut l'explorer avec le doigt ; on l'explore aussi avec la vue comme on le fait pour la vessie de l'homme avec l'endoscope de Désormeaux. Chez la femme la direction à peu près rectiligne de l'urèthre, son peu de longueur, sa dilatabilité permettent l'emploi d'instruments beaucoup moins compliqués. Grûnfeld, Ultzmann, Fûrth ont imaginé des appareils qu'il me paraît inutile de décrire, celui de Rutenberg leur étant de beaucoup supérieur. Il se compose d'un cylindre de maillechort, sorte de spéculum fermé vers son pavillon d'un ajutage, sur la circonférence duquel existe un tube qui communique avec l'intérieur du spéculum et quisert à l'introduction de l'eau. Au centre est uneglace, qui bouche l'ouverture du spéculum. Le long de la paroi est un tube creux, sorte de seringue munie d'un long piston. Ce tube renferme une tige qui, à l'extrémité vésicale du spéculum donne attache à un petit miroir circulaire qu'on manœuvre de l'extérieur au moyen du piston qui n'est que la terminaison de cette tige. Après que l'urèthre a été dilaté avec le spéculum de Simon, on vide la vessie de l'urine qu'elle renferme, on introduit l'endoscope qui forme bouchon et l'on fait par le petit tube une injection d'eau pure dans la vessie alin de la distendre. Cela fait, au moyen de la tige formant piston, on pousse dans la vessie, au delà de l'endoscope, le miroir qui au moment de l'introduction était retenu dans sa cavité. Au moyen d'une lampe à gaz dont la lumière est renvoyée dans l'axe de l'endoscope par un miroir concave, comme on le fait pour l'ophthalmoscope ou le laryngoscope, on éclaire la vessie dont l'image vient se peindre dans le miroir plan.