IV. — »u toucher
On touche la femme debout ou couchée.
La femme étant debout, les cuisses écartées, le chirurgien se place devant elle, le genou gauche à terre, l'autre relevé pour soutenir le coude, s'il en est besoin ; et passe la main droite sous ses vêtements, le doigt indicateur enduit au préalable d'huile ou de cérat, et recouvert par les autres doigts pour ne pas souiller les vêtements. Quand on arrive près de la vulve, on relève le
APPLICATION DU SPÉCULUM. 703
pouce en avant, on replie les autres doigts en arrière; l'indicateur porté horizontalement sous le périnée, écarte les grandes lèvres avec son bord radial, et, ramené d'arrière en avant, arrive sûrement à l'orilice du vagin, dans lequel on le fait pénétrer avec douceur, suivant sa direction connue, c'est-à-dire à peu près comme si l'on voulait atteindre l'angle sacro-vertébral.
Si la femme est au lit, on la fait coucher sur le dos, ou un peu inclinée sur le côté, les cuisses demi-fléchies et suffisamment écartées, le bassin modérément relevé. Le chirurgien se place du côté droit du lit, glisse la main sous les couvertures, et agit pour le reste comme il vient d'être dit.
Enfin on peut placer la femme en travers de son lit, le bassin sur le bord; les cuisses maintenues écartées par des aides; c'est surtout quand le toucher doit être suivi de l'application du spéculum.
Il est bon de savoir que le toucher debout permet au doigt d'arriver beaucoup plus haut sur l'utérus, celui-ci se trouvant refoulé en bas, par la pression des viscères, on peut môme toucher dans la position accroupie, où l'abaissement est encore plus marqué.