‹ Manuel de médecine opératoire (volume 2)Chapitre 273 sur 307 · OPÉRATIONS SUR LES ANNEXES DE L'UTÉRUS · texte numérisé non relu

OPÉRATIONS SUR LES ANNEXES DE L'UTÉRUS

Des kystes et tumciirs de l'ovaire.

Ovariotomic.

Les kystes de l'ovaire sont constitués généralement par un sac fibro-séreux, recouvert par le péritoine. Au point de vue de leur disposition intérieure on distingue trois variétés principales :

i '' les kystes uniloculaires qui ne présentent qu'une seule poche ; i2° les kystes midtiloculaires, constitués par un nombre plus ou moins considérable de poches distinctes et sans communication; 3° les kystes aréolaires ou véslculaires, consistant en une masse aréolaire, à mailles communicantes, remplies par une matière visqueuse, tantôt filant comme du blanc d'œuf, tantôt présentant la consistance du miel ou l'aspect d'une gelée. Enfin l'ovaire dilaté peut offrir toutes ces variétés à la fois.

La nature du liquide, dans les deux premières variétés, est fort variable ; parfois il est épais comme du Ijlanc d'œuf ou de la gelée ; mais pour l'ordinaire c'est une sérosité, tantôt parfaitement limpidCj tantôt plus ou moins colorée, plus ou moins chargée de cholestérine; et enfin dans des cas plus rares le kyste contient des hydatides. En général, la nature du liquide est en rapport avec celle de la surface interne; quand il est séreux, la surface interne est lisse comme une séreuse ; dans d'autres cas, elle est rugueuse, hérissée de papilles, de végétations, quelquefois môme reposant sur des plaques cartilagineuses ou osseuses; et c'est alors que le liquide s'écarte plus ou moins de la sérosité ordinaire.

D'autres kystes sont d'autre nature : colloïdes, dermoïdes, ou des sarcomes, des myxomes présentant des kystes plus ou moins nombreux, plus ou moins considérables. Au point de vue de la médecine opératoire, nous n'avons pas à distinguer les kystes par-ovariques, sauf en ce qu'ils peuvent parfois guérir après une seule ponction.

Quant aux rapports de ces kystes, disons d'abord que le péritoine qui les enveloppe leur adhère si intimement, qu'on ne peut l'en séparer sans enlever en même temps une portion de l'enveloppe fibreuse. Il arrive plus souvent que la tumeur a contracté avec la paroi abdominale ou divers organes de l'abdomen des adhérences plus ou moins fortes, nombreuses et étendues ; mais en général elle est libre, sauf par son pédicule, qui peut être très mince ou très épais, comprenant à la fois la trompe, le ligament large, et même une partie de l'utérus sur lequel la tumeur semble implantée. L'artère ovarique très développée, et d'autres artères sans nom également accrues, parcourent ce pédicule et ne sauraient être coupées sans précaution, à cause de rhémorrhagie.

Le traitement des kystes de l'ovaire est palliatif ou curatif.

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