III. — Incisions sous-cutanées
Elles se pratiquent soit avec le bistouri droit ordinaire, lôit avec le ténotome, ou quelque autre instrument spécial. Elles ont pour objet essentiel de faire à la peau la plus petite ouverture possible, afin que la cicatrisation de cette petite plaie s'opère du jour au lendemain et permette aux tissus divisés plus profondément de s.; réunir à leur tour hors du contact de l'air, et sans qu'une inflammation trop vive y appelle la suppuration.
Premier procédé. — La peau tendue comme pour une incision ordinaire, on porte à plat le bistouri sous la peau jusqu'à l'endroit où doit commencer l'incision ; alors on dirige le tranchant en bas, en haut, ou de côté, selon le sens dans lequel on veut couper, et on le relire en pressant, de telle sorte que l'incision finit à l'endroit inéme de la piqûre.
Deuxiémeprocédé. — On fait faire un plia la peau, et l'on traverse ce pli à la base, sans faire cependant sortir la pointe de l'autre côté; après quoi, le pli étant abandonné à lui-même, on se comporte comme dans le premier procédé.
Troisième procédé. — On attire fortement les téguments d'un côté, de telle sorte que la piqftre ne réponde plus à l'une des extrémités de l'incision ; mais que, quand l'incision est faite et l'inslrument retiré, les téguments, revenant sur eux-mêmes, éloignent la plaie sous-cutanée de la piqûre extérieure. On est ainsi bien plus assuré encore contre Ja pénétration de l'air ; précaution quelquefois surabondante, quelquefois aussi indispensable.
Quatrième irrocédé. — On commence par faire une piqûre à la peau avec une lancette, et par celle piqûre on fait pénétrer un ténotome mousse. Ce procédé est beaucoup plus prudent que les autres, quand on opère sur une région où l'on pourrait piquer des nerfs ou des vaisseaux.