De la mortalité consccntîvc anx opérations
[Il est permis de croire que s'il eût été donné h Malgaigne d publier lui-même une nouvelle édition de sou livre, il eût apport •quelques modifications à l'article qui précède. Cependant j'ai cr devoir le conserver dans son intégrité, car Malgaigne a eu sur l'in troduction de la statistique dans les études chirurgicales une pas trop prépondérante pour que ses idées sur ce point ne soient po dans cet ouvrage absolument respectées par moi. Je me borner; donc à quelques observations personnelles dont les unes confirmer €t dont les autres me paraissent infirmer ses opinions.
Le cadre de ce manuel ne me permettrait pas de passer e> revue toutes les variétés d'amputation, je me bornerai à prendr pour principal exemple les amputations de la cuisse. Sans doute) gravité de ces mutilations varie suivant qu'on opère à la partie infc rieure ou à la partie supérieure du membre, mais on sait qu lorsqu'on a rassemblé un chiffre un peu considérable de cas, ces diifé ronces s'atténuent assez pour qu'on puisse les négliger dans l'in terprétation des résultats. Le tableau ci-joint servira donc de bas à nos déductions :