IV. — Amputation du bras. I
Anatomie. — L'humérus, dans ses quatre cinquièmes inféneurs,^ est entouré de muscles qui lui adhèrent dans toute sa longueur; lel biceps seul fait exception et représente ici les muscles superficiels.- Vers l'aisselle, la masse musculaire qui l'entoure provenant prin-t cipalement des muscles grand pectoral, grand rond.et grand doraigl,! qui s'insèrent perpendiculairement à l'os, il faut s'attendre, quand» on les a divisés, à les voir se rétracter vers la poitrine, et laisser à peu près l'os à nu. Delà l'idée d'appliquer à cette hauteur la mé-^ thode à lambeau unique; de là aussi la préférence donnée ||n Larrey à la désarticulation sur l'amputation pratiquée au-dessus dé ces muscles, surtout parce que les muscles sus et sous-épineux,i agissant presque seuls sur le moignon, le tiennent dans un étala d'élévation et pour ainsi dire d'érection permanente. Mais ce fait n'est pas constant, et le moignon de l'épaule, quand on amputa dans la continuité, demeurant plus épais et plus propre à niainlenhi les bretelles, on a généralement rejeté la pratique de Larrey.
On a appliqué ici toutes les méthodes, jusqu'à la méthode ova-i laire employée par Grœfe pour l'amputation au niveau de l'aissellee Il nous suffira de décrire la méthode circulaire et la méthode f lambeau unique.
1° Méthode circulaire. Procédé ordinaire. — Le malade assis ou couché, le bras écarté du tronc et relevé presque à angle droit, 1(1 chirurgien se place en dehors du membre; toutefois, quand il s'agir du bras gauche, il y a quelque avantage à se mettre en dedans. 0)1 incise d'abord les téguments jusqu'à l'aponévrose, et on les faiî attirer en haut par un aide; une seconde incision coupe les musclen jusqu'à l'os; une troisième incise les fibres les plus profondes; i faut avoir grand soin alors de diviser complètement le nerf radjjh logé dans une gouttière au côté postérieur et externe de l'humérusi On place enfin la compressé fendue, et l'on scie l'os à l'ordinaire,'
La seule artère notable est l'artère humérale qu'on trouve ei dedans, entre le biceps et la portion interne du triceps ; les branche:^ qu'elle fournit, et qui ne réclament la ligature que quand on am-f pute à une certaine hauteur, se révèlent par le jet du sang.
Il faut ajouter quelque chose à ce procédé. Le peu de rétractioii des muscles rend nécessaire la dissection de la peau, pour peu qw le bras ait d'épaisseur. En outre, après l'incision des muscles pro' fonds, il y a un avantage signalé à les détacher de l'os à la hauleu» néctssaire et à faire ainsi la quadruple incision.
AMPUTATION DKS BRAS.
2° Méthode à lambeau unique. — Je ne reviendrai pas sur les proilés à lambeau carré; il suffira de dire, pour le procédé de Teale,
Ht' la ligne inlerne du grand lambeau, qu'il faut tracer la première, Il se rapprocher le plus possib'e de l'artère humérale, en la lais-
;uit toutefois dans le lambeau postérieur.
Fin. 256.