‹ Manuel de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 201 sur 232 · AMPUTATION DE L'ÉPAULE · texte numérisé non relu

AMPUTATION DE L'ÉPAULE

. oiireuspment un adversaire ; car aujourd'hui encore, il se sent plus : t de ce bras que de l'autre.

i.a supériorité de cette opération sur l'amputation du bras est iitiic désormais hors de question; reste à rechercher la valeur relaive des deux procédés. La méthode circulaire a donné à Salleron le très-beaux résultats ; la réunion immédiate y réussit d'ordinaire ; it comme les téguments antérieurs doublés par des muscles suivent eux-ci dans leur rétraction, la cicatrice remonte en avant un peu :u-dessus des condyles ; et dans ce point, du moins chez le sujet ue j'ai examiné, elle ne semblait avoir aucun inconvénient. Mais ne grave objection est la fréquence des abcès oléocrâniens ; et lalleron a observé aussi quelquefois de petits abcès au-dessus et !n arrière de l'épicondyle, qui tiennent peut-être au cul- de-sac ormé par le relèvement en avant des téguments postérieurs. Le imbeau antérieur paraît exempt de ces inconvénients ; il s'applique ur les surfaces articulaires en partie par son propre poids, et lisse au pus au besoin une libre issue ; il se prête donc parfaiteaent à la réunion immédiate, et plus tard donne un moignon bcauoup mieux matelassé. A la vérité, il reporte la cicatrice en arrière ; a-t-il là cependant un inconvénient réel'? Je n'ai pas revu mes ipcrés, et ne peux dire s'ils avaient à s'en plaindre. Mais jusqu'à ouvel ordre, la méthode circulaire me paraît offrir moins d'avanages et plus d'inconvénients.

XL — Amputai ion scapulo-hnmcrale.

J'ai indiqué, en parlant de la résection de celte jointure, les rincipales données anatomiques qui s'y rattachent ; ajoutez sculenent que les gros vaisseaux sont placés en dedans sous l'aisselle, et ssez en arrière môme du bord inférieur du grand pectoral, dont s sont séparés par le biceps et le coraco-brai hial.

On a appliqué ici la méthode circulaire, le procédé à double lameau, l'incision ovalaire ou en raquette, et enfin la méthode à imbeau unique.

1-cs premiers opérateurs, pour se mettre en garde contre l'hémorlagie, commençaient par pa<^ser sous l'artère, à l'aide d'une grande iguille courbe, une forte ligature qu'ils serraient par-dessus les ■gumenis ; puis -on a conseillé la compression de la sous-clavièrc IV la première cête ; aujourd'hui enlin, on divise les chairs du ôté externe et postérieur, on désarticule, on détache les chairs du )lc interne ; puis un aide pince ces chairs entre le pouce appli(|uc jr leur face saignante et quatre autres doigts placés sous l'aisselle,

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de manièi-e à comprimer l'artère, et le chirurgien achève la seclio» en toute sécurité (lig. 28^1).

1° Méthode circulaire. Procédé d'Alanson. — On pratique à quatre travers de doigt au-dessous de l'acromion une incision cii'-

Fifi. 2Si

dÉsAuticulation du bras.

L'a'ido saisit l'artère dans le lambeau avant l'aclièvemçnt de la section.

culairc, d'abord limitée aux téguments. Ceux-ci étant attirés en; haut par un aide, l'opérateur divise obliquement de bas on haut le deltoïde, de manière à découvrir l'articulation ; il coupe la capsule' et ses tendons, il luxe la lôle humérale en dehors; et le couteau, i placé en dedans do l'os,, achève de diviser les 'muscles du côté interne au même niveau que ceux de l'autre côté.

Alanson confesse la diflicullé qu'il éprouva par co procédé à désarticuler l'humérus ; il conseille même, pour surmonter celle dit ficulté, de faire tomber sur son incision circulaire une autre verti-»

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