‹ Manuel de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 202 sur 232 · DÉSARTICULATION DU BRAS · texte numérisé non relu

DÉSARTICULATION DU BRAS

I aie aboutissant directement à l'acromion, ce qui donnerait à peu- |irès une incision en raquette. Sanson commençait l'incision circulaire à un travers de doigt au-dessous de l'acromion, et pour la 1 réunion rapportait les téguments d'un côté à l'autre, tandis qu'Alanson les réunissait de haut en bas.

2" Deux lambeaux latéraux. Procédé de Lisfranc. — Ce procédé présente un avantage qui lui conservera longtemps la vogue dans les amphithéâtres; jamais, en aucune région du corps et par quelque autre procédé que ce soit, on n'a accompli une désarticulation avec une promptitude aussi merveilleuse. Le premier, l'auteur a vu l'avantage que le triangle acromio-coracoïdien pouvait offrir pour le passage du couteau.

Si l'on veut amputer le bras gauche, on le relève en dehors, presque à angle droit ; le chirurgien se place derrière le malade et embrasse le moignon de l'épaule avec la main gauche, savoir, le pouce appliqué sur la face postérieure de l'humérus, les doigts indicateur et médius placés sur le triangle indi(iué. Alors dans un premier temps, l'opérateur, armé d'un couteau à deux tranchants et long de 'J2 centimètres, le plonge parallèlement à l'humérus, au côté externe du bord postrrieur de l'aisselle, au-devant des tendons des muscles grand dorsal et grand rond ; la lame étant disposée de manière que son plat forme avec l'axe de l'épaule un angle de 35°, et que le tranchant supérieur soit un peu porté en avant. Le couteau longe la face postérieure et externe de l'humérus, et arrive sous l'acromion ; là on lui fait exécuter un mouvement de bascule tel que la pointe s'abaisse, et que le manche se relève et s'écarte du bras de 6 à 8 centimètres, jusqu'à ce qu'il forme avec l'axe de l'articulation un angle de 30" à 35". Alors le chirurgien presse directement sur la pointe, qui, traversant l'article, va sortir au-devant de la clavicule, au côté interne de l'acromion, dans le triangle indiqué. Puis, tandis que le manche reste à peu près immobile, on fait marcher le bout de la lame de dedans en dehors et un peu de bas en haut, en contournant la tête de l'os; une fois dégagé d'entre elle et l'acromion, le couteau descend à pleine lame surle côté externe du bras, et taille un lambeau postérieur d'environ 8 centimètres, qu'un aide s'empresse de relever. Dans le second temps, l'opérateur, tenant la main basse et incisant du talon à la pointe du couteau, le glisse d'arrière en avant au côté interne de la tête huméralc, abaisse le manche jusqu'à ce qu'il devienne perpendiculaire à l'horizon, longe le côté interne de l'os, fait comprimer l'artère par un aide, et achève le lambeau antérieur.

Quand on ampute le bras droit, on peut exécuter le premier

OPÉRATIONS GÉNÉRALES

temps de deux manières, en se servant toujours de la main droite : ou bien on enfonce le couteau dans le triangle indiqué, pour faire sortir la pointe en avant du bord postérieur de l'aisselle; ou bien l'opédi-ateur se place d'abord derrière le malade pour faire le premier lambeau, puis il se reporte rapidement sur le côte pour terminer le lambeau antérieur.

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ProcéJù de Lisfranc.

L'amputation s'opère ainsi en un clin d'œil. Dans le premier temps, on divise à la fois les tendons des muscles grand dorsal, grand eti petit ronds, sus et sous-cpincux ; une portion du deltoïde, la moitié ■ de la capsule articulaire, le tissu libreux sous-acromien, en un mot, . presque toutes les al taches de l'humérus : aussi la tôle liumérale • s'éloigne-t-ellc àl'inslantde la cavité glénoïde ; et le second lempsdes autres procédés, qui consiste à détruire l'article, est ici confondu i avec le premier.

3° Immon en raquette. Procédé ch; Larrcy. — 11 commence par r une incision qui, partant du bord de l'acroinion, et descendant à.i

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