Kystes sébacés
Anatomie. — Formés par le développement des utricules sébaés de la peau, quand ces kystes sont très-petits, on les nomme tmnes, et leur orifice se trahit par un point noir à l'extérieur, tiais souvent cet orifice n'existe plus ; la tumeur prend un volume l'ès- considérable ; elle contient tantôt un liquide visqueux, transparent ou blanchâtre ; ou une substance pulpeuse ressemblant à iu miel, delà bouillie, du suif épaissi, du son mouillé, etc. Les Darois semblent formées de lames cartilagineuses, et adhèrent peu m tissu cellulaire sous-jacent.
On a proposé contre ces kystes les injections, le séton, la cautérisation avec la potasse quand la tumeur est volumineuse, avec l'acide nitrique pris au bout d'une paille ou d'une plume quand elle est petite (Tenon), V incision, l'excision, Y extirpation. Cette dernière seule mérite d'être conservée.
Extirpation, Procédé ordinaire. — On incise en long avec un bistouri convexe la peau qui recouvre la tumeur, sans entamer le kyste, si c'est possible. Alors on le sépare du tissu cellulaire ambiant, soit avec le bistouri, soit avec une spatule, en le soulevant et l'attirant avec les doigts ou une érigne, ou à l'aide d'un fil dont ion l'a traversé.
Procédé d'A. Gooper. — Quand le kyste est ancien et à parois consistantes, le chirurgien l'incise du même coup que la peau, le vide en partie ou en totalité de ce qu'il renferme ; puis, détachant ses pavois de la peau dans une petite étendue, le saisit fortement entre le pouce et les doigts munis d'une compresse, de peur de glisser, et arrache tout le kyste à l'aide d'une traction suffisante,
qu'on favorise en décl.ii-ant le lissu cellulaire avec le pouce de !• main gauche C'est aussi le procédé que suivait Dupuytre.i • l'on/, ration, peu douloureuse, ne dure pas une minute
Lorsque le kyste est d'un petit volume, je le' divise du même coup que les téguments, et j'en opère l'énucléation à l'aide de la spatule.
Toutes les opérations sanglantes pratiiuées pour la destruction et 1 extirpation des tumeurs sébacées exposent à l'érysipèle • unméthode beaucoup plus simple et sans danger doit leur être préleree. Elle consiste à faire sur le sommet de la tumeur une cautérisation hneaire avec un peu d'acide nitrique monohydralé ■ un morceau de bois, une simple allumette, suffisent pour cela' On obtient amsi une eschare jamiâtre et molle qui doit être proportionnée au volume du kyste. Après avoir tracé l'eschare linéaire on enfonce a son centre l'extrémité effilée d'une allumette, trempées également dans l'acide nitrique, de manière à pénétrer jusqu^<
FiG. 87
Cnnténsation (I03 tannes. - Colla qui se tmnve au-dessus de l'oreille n été cnulrns.v et montre son eso mre linéaire. Sur le cùlé, kyste après l'extirpation surmonté .Ul eseliaro qni y adhère.
dans le kyste. Le travail indammaloiro amené par l'élimination de l'eschare suffit pour détacher le kyste de la peau qui le recouvre,
DES KYSTES
lorsque l'eschare est devenue libre sur les bords, il suffit de la sir avec une pince pour entraîner avec elle le kyste qui se préîte sous forme d'une petite boule blanchâtre (fig. 83). 11 est portant, pour éviter l'érysipèle, de ne pas avoir le moindre écounent de sang ; il est donc prudent de ne rien brusquer et d'atidre pour retirer l'eschare que sa séparation soit complète.