‹ Manuel de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 46 sur 232 · TUMEURS ÉRECTILES · texte numérisé non relu

TUMEURS ÉRECTILES

on horizontale; M/Fayolle a employé les sections verticales.

l'océde de Fayolle. — A3 millimètres de la base de la ;m% on enfonce une épingle qui traverse d'un côté à l'autre, ^ assant dans les tissus sains ; et l'on en place ainsi, parallèlet les unes aux autres, à intervalles égaux et plus ou moins rocliés, autant qu'il en faut pour embrasser toute l'étendue i tumeur. On passe ensuite autour des épingles un fil entoren huit de chiffre, comme dans la suture de ce nom, en presoin que ce fil passe successivement sous toutes les épingles, lit assez serré pour que, s'il s'agit d'une simple tache, par iple, elle soit convertie par le rapprochement de ses bords en ourrelet saillant, allongé, et perpendiculaire à la direction des jles.

Tumeurs éreotiles. Procédé de Foyollo.

[convient de remarquer que la suture entortillée fait ici l'office B ligature simple, et serait remplacée par celle-ci avec autant mtages.

l'.oisiÈME MÉTHODE. Ablation ou destruction de la tUmeur. — employé ici tous les procédés usités contre les tumeurs en irai : le bistouri, la ligature, l'écrasement linéaire, le fer rouge, jausliqucs. Je pourrais renvoyer à ce qui en a été dit (page 13^), indant il sera bon d'ajouter quelques mots.

' Ablation par h bistouri. — Un précepte auquel on a attaché

MALGAIGNE. — mÉD. OPÉR. 8" édit. I.— 9

OPÉRATIONS GÉNÉRALES

longtemps une grande importance était de s'éloigner aulani (|i possible, dans la dissection, des limites de la tumeur, de pi; d'avoir affaire, si l'on divisait la tumeur même, à une hémorrhaj; en nappe presque incoercible. Cette précaution est sage pour 1 tumeurs d'un très-grand volume ; pour celles d'un volume médioci on peut l'omettre sans danger.

- 2" Ligature en masse. — L'application de la ligature à l'ablali des tumeurs érectiles remonte à A. Paré : « Celles gui sont méd crement larges et esleuées en tumeurs, dit-il, seront liées selon It largeur et grosseur, passant une aiguille au travers de leur raci en trois ou quatre endroits, plus ou moins, qui est le moyen de , faire tomber, n'ayant plus de nourrissement et de vie. «

Tous les procédés de ligature sont applicables ici, et la stricii est suffisante en serrant les fils par un double nœud. C'est po ces sortes de tumeurs que Rigal a imaginé son procédé de .' ture (voy. p. 26), dont il a obtenu de très-beaux résultats, et q j'ai appliqué avec le même succès. La tumeur, ainsi étreinte à base, se mortifie enbloc, devient dure et noire, et, en se détachai laisse une surface couverte de superbes bourgeons charnus.

3° Écrasement linéaire. — M. Chassaignac y a eu recours av succès et sans qu'il y ait eu d'hémorrhagie.

U° Cautère actuel. — Maunoir en a obtenu un succès compli Dupuytren le regardait comme un des moyens les plus puissants les plus rationnels ; mais les résultats étant plus graves que ce de l'extirpation avec le bistouri, il convient d'en réserver l'emp pour les tumeurs trop étendues, trop minces, trop confondues av les tissus sains pour qu'il soit possible de les extirper ou po consumer les débris du tissus morbide qui auraient échappé bistouri.

5° Caustiques. — On a employé divers caustiques. Wardrop n pliquait la potasse caustique, non pas pour cautériser la tumommasse, mais pour y déterminer une ulcération qui, d'apri > li s'étendait rapidement à la totalité du tissu érectile. A. Bérard, po de petites tumeurs, préférait la pâle de Vienne ; maislapiito^ Vienne exposant aux hémorrhagies. Bonnet la réservait pour ait quer les téguments, et y substituait immédiatement la pâte de clil jùre de zinc.

Apimciation. — On comprend que le choix entre les mclhoil

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