TUMEURS ÉRECTILES
~ procédés dépend singulièrement du siège, de l'étendue, de la iioiuleur de la tumeur éreclile.
l 'ourles très-petites tumeurs, l'ablation par la ligature ou le| iMiques, et particulièrement par le chlorure de zinc, me paraît nu'thode la plus simple et la plus efficace. Tour les tumeurs volumineuses, où l'ablation entraînerait une |i large.perte de substance et une cicatrice difforme,. mieux vaut ti r de sauver les téguments; j'ai employé avec succès leprode FayoUe, et la ligature des vaisseaux de la base me pa- . lussi mériter une attention sérieuse.
I l'our les énormes tumeurs érectiles avec dilatation des artères, [Lii siègent le plus souvent au crâne et à la face, la seule ^res- 0 mise en usage jusqu'à présent a été la ligature des caro- . Il est remarquable que ce moyen a réussi principalement pour
I tumeurs érectiles de l'orbite, et, le plus souvent, a échoué lorsrlles siégeaient ailleurs. J'ai proposé de combiner avec la ligae des carotides les incisions profondes à travers la tumeur ; la Il ■ fisation en lignes profondes avec le chlorure de zinc et la cauisUion en flèches offriraient peut-être encore de plus utiles resirces.
I^iifin, il est de ces tumeurs qui intéressent si profondément les î mbres, qu'elles ne pourraient être enlevées qu'avec le membre l-même, et le plus sage est de n'y pas toucher.
■1 y a cependant une circonstance qui doit faire modifier les pro- Biés opératoires pour les tumeurs érectiles : c'est quand, étant si lumineuses que leur destruction entraînerait de trop grandes latrices, leur guérison sur place laisserait encore une tumeur ■orme. L'ablation partielle peut, sans contredit, être tentée par ■'mêmes moyens que l'ablation complète. Je parlerai seulement [«procédés qui ont été appliqués jusqu'ici avec succès.
LProcécZé de LaUcmancl. Excision et suture. — Dans un cas de leur éreclile siégeant à la lèvre, il enleva un lambeau en coin centre de la tumeur, et réunit par la suture entortillée : la gué- Dn fut prompte et complète.
{Procédé de l'auteur. Excision combinée avec les ligatures verties. — J'ai commencé par étreindre la base de la tumeur à l'aide ■ptngles, comme dans le procédé de Fayolle, ou de fils dou- !S serrés sur un bout de sonde, comme dans la suture enchelée. Puis, j'ai excisé avec les ciseaux ou le bistouri la portion ibérantc de la tumeur, ce qui se fait sans hémorrhagic, attendu
OPÉRATIONS GÉNÉRALES
la striction exercée par les ligatures; et enfin j'ai réuni les bordde mon excision par la suture entrecoupée. J'ai ainsi obtenu deu> remarquables succès.
Procédé d'A. Bérard. Excision consécutive. — A. Bérard attent que la tumeur ait subi la transformation fibreuse. Il avertit mêmf de ne pas trop se hâter, car il a vu de ces tumeurs, ainsi guéries continuer à s'affaisser pendant des mois et des années, jusqu'; rendre toute excision inutile. Si celle-ci paraît cependant nécessaire il est bon d'être averti que le tissu nouveau offre une résistaucf singulière, et ne se laisse diviser qu'avec difficulté.