IV. — Des tnmeiirs cancéreuses
Il n'y a ici qu'une méthode à suivre, l'extirpation, avec le soi le plus scrupuleux de la faire aussi complète que possible, a^ qu'en enlevant jusqu'aux moindres traces du tissu cancéreux, e même une certaine zone des tissus sains, on ôte à la récidive toute les chances qu'on peut lui ôter.
Pour cet oljjet, la chirurgie n'a guère recours qu'à deux moyens le bistoiun et les cavistiques. Les partisans des caustiques prétendent qu'ils ont cet immense avantage de procurer une cure radicale prétention malheureusement cent fois démentie. Pour les can croïdes superficiels de la face, la pâte arsenicale est plus particu lièrement employée, et peut-être en effet réussit-elle mieux que 1 bistouri. Mais pour les cancroïdes profonds, de même que pour^ cancer proprement dit, que le chirurgien les attaque par le fer o par les caustiques, tout ce qui est en son pouvoir, sinon pour empêcher, du moins pour retarder la récidive, est, comme je viens 4 le dire, de poursuivre le plus loin possible les moindres apparence de tissu infecté. Martinet (de la Creuse) a obtenu quelques gué risons assez solides, même pour des cancers déjà plusieurs fo' récidivés, en recouvrant la plaie avec un lambeau des tégume; voisins; je dois dire que je l'ai imité à plusieurs reprises, sans avp", aussi bien réussi.