‹ Manuel de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 56 sur 232 · IV. — Adhérences anormales · texte numérisé non relu

IV. — Adhérences anormales

Telles sont les cicatrices qui unissent les doigts entre eux, le >énis-au scrotum ou à l'abdomen, le bras au tronc, etc. Trois proédés.

t" Procédé ancien. — On divise les adhérences avec soin juslu'âu delà de leur origine, et l'on panse à plat chacune des surfaces saignantes qui en résultent. Si l'on se bornait là, la cicatrice qui se

OPÉRATIONS Générales:

forme d'abord à l'angle d'union des parties divisées, en se proj géant et en se rétractant, aurait bieniôt reproduit une adliérei presque semblable à la première. On conseille donc d'exercer: ce point une compression mélbodique et continue, qui mette obsta à l'extension de la cicatrice.

La section réitérée de l'angle d'union prati({uée par Amuss--, comme il a été dit dans le paragraphe précédent, a peut-être ' peu plus d'efficacité que cette compression le plus souvent il soire; le meilleur moyen est de greffer à l'angle d'union un p lambeau dermique. ai

2° Procédé de Riidtorffer. — 11 consiste à percer la peau S(m un trocart, au point où commence dans l'état normal la séparalï des parties, à la base des doigts par exemple, si l'on a affaire à iM adhérence dé ces organes. On passe dans ces ti'ous im fil de plomli qu'on y laisse jusqu'à ce que la cicatrisation soit complète. A}* seulement on le retire et l'on achève de diviser les brides; on pan ensuite à plat comme à l'ordinaire.

3° Procédé aiiloplastique. — Après avoir détruit les adhérenii dans toute leur étendue, on dissèque légèrement la peau à droitéi à gauche, ou d'un côté seulement, de façon à pouvoir réunir j première intention. Dieffenbach a employé ce procédé avec suce pour la restauration du prépuce, et moi-même pour l'adhérence ( doigts. . . '.

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