‹ Manuel de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 65 sur 232 · I. — Ponction de riiydi-océphale · texte numérisé non relu

I. — Ponction de riiydi-océphale

►péralion fort douteuse, répétée toutefois assez fréquemment a une vingtaine d'années. Elle est aujourd'hui beaucoup moinsée .

■e siège de la ponction n'a pas été suffisamment discuté. Const paraît préférer le trajet de la suture frontale, au milieu delacc compris entre l'apophyse crista-galli et la fontanelle antére. Russell a choisi l'un des côtés de cette fontanelle même, s deux se servent d'un petit trocart : Russell l'enfonce à 13 milîlres de profondeur au plus; Conquest va à 5 centimèires. Mêmeiiccord quant à la quantité du liquide évacué à chaque ponction, si, sur un enfant de huit mois, Russell tira 90 grammes de sérol'a première fois; ihO grammes un mois après; onze jours- 3s 30 grammes; vingt jours après h5 grammes. La lêtejerdit centimètres en circonférence. Conquesl en a tiré jusqu'à 375- .urnes à la fois; il ne dit pas de combien les têtes ont diminué.. 'ai eu l'occasion de pratiquer cette opération sur une petite fille iiuit mois. L'étude du cerveau chez un hydrocéphale du même et sur des enfants à l'état normal m'avait conduit à préférer la lie latérale de la suture fronto-pariétale ; c'est là en effet qu'on le plus près des ventricules, et qu'on a le moins de vaisseaux à tr. Je choisis un trocart ordinaire, afin que rien ne gênât l'écouient, et je le plongeai à centimètres. Après le premier cri jsé par la ponction, l'enfant s'était tue; je retirai 875 grammes^ iquide sans aucun accident qu'une légère pâleur, et quatre jours ès, le léger malaise qui avait suivi était complètement dissipé. Je ine deuxième ponction d'environ 625 grammes ; les accidents se •ipèrcnt encore; mais, comme je me disposais à une troisième, nrvint inopinément des phénomènes cérébraux qui enlevèrent la ade.

Malgré l'énorme évacuation de liquide et le jeune âge de l'opé- , la tête n'avait pas subi la diminution que Russell dit avoir ervée chez son malade, et une étude attentive des observations )lices jusqu'ici me fait regarder la sienne comme fort suspecte.

OPÉRATIONS GÉNÉRALES

La tôle de l'hydrocépliale est molle vers le sincipul, mais dure en grande partie ossifiée à la base et môme à la voûte du crân comment veut-on que les membranes qui tiennent la place des se rétractent jusqu'à perdre 10 centimètres en un seul sens? C, est impossible. Chez ma petite malade, les pariétaux, déjà en par osseux et solides, se rapprochaient bien l'un de l'autre ; mais 1 membranes qui les séparaient formaient des plicatures très-pr fondes, irès-diiTormes, et qui paraissaient fort disposées à persisl si l'enfant eût vécu.

Les observations de ponction du crâne dans l'hydrocéphale ch nique sont assez nombreuses; mais les observations de succès si de guérison sont des plus rares. Conquest (de Londres), en 183 a publié dix-neuf faits dont dix suivis de guérison ; mais il est noter que les auteurs anglais actuels ne ci lent guère ses obsen tions. Ce qui paraît résulter des cas publiés, c'est que l'opératioi presque toujours hâté la mort des malades. S'il est possible d'à . mettre que l'on peut par la ponction retarder les progrès ultériei de-r hydrocéphale, et quelquefois obtenir un arrêt définitif, il fa aussi reconnaître que le crâne demeure à très-peu près aussi vol mineux qu'auparavant. Dans un cas rapporté par de Grœfe, conce nantun enfant de quatre mois, la tête avait un peu plus de /i9 ce timètres de circonférence avant l'opération; six mois après, le suj était guéri, dit-on, et la tète mesurée offrait une circonférence ( près de 51 centimètres, c'est-à-dire exactement plus forte i 13 millimètres qu'avant le traitement.

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