II. — Encéithaloccic
L'encéphalocèle se présente dans trois conditions : ou bien la I raeur ne renferme qu'une portion du cerveau ou du cervelet, sa sérosité; ou bien il n'y a que de la sérosité pure; ou enlin la li meur est mixte, ce qui paraît être le cas le plus fréquent. Mais diagnostic différentiel est difficile à établir, et récemment M. Hou a même nié l'existence des tumeurs séreuses simples.
Dans ces conditions de doute, on a tenté la cure de l'encépli: locèle par trois méthodes, savoir .:
1° L'ablation de In tumeur, soit par le bistouri, soit par la lig; tlire. Tous les opérés sont morts.
2° ^évacuation de la tumeur, par ponction ou par incision. 1 ponction a été pratiquée par la lancette, le trocart, l'aiguille à acr
SPINA-BIFIDA.
iclure; elle a élc le plus souvent suivie de mort, sans jamais înerde cure radicale. L'incision n'est pas moins redoutable; elle 2pendant réussi deux fois. Ces deux succès', obtenus par Plaisant leld, ont de grandes ressemblances. C'était sur deux filles, l'une 3ix-neuf ans, l'autre de huit; chez toutes deux, la tumeur sortait la fontanelle antérieure et était peu volumineuse. Dans le cas ^laisant, elle ne contenait que de la sérosité, mais elle augmenet s'accompagnait de convulsions qui laissaient tout à craindre, s celui de Held, au contraire, il y avait, outre la sérosité, un Éphalocèle véritable que l'on réussit à faire rentrer par une pression soutenue. Chez l'une et l'autre malade, la réunion de laie extérieure fut prompte, et il y eut plus tard oblitération use de l'orince, et conséquemment guérison complète.
La réduction, soit par le taxis, soit par une compression seule. Le taxis, même sur la tumeur mise à nu par une incision .lable, n'a jamais réussi. La compression seule n'a rien produit; •s l'évacuation de la tumeur par une ponction, elle a amené des i-ulsions; il n'y a donc que le cas unique de Held où elle ait si après une incision.
ppréciation. — Ce qui est important à noter, c'est que les deux Bs guérisons obtenues l'ont été sur des sujets hors de la pre- 'e enfance, et pour des tumeurs uniquement ou presque unînent remplies de sérosité. Dans ces deux conditions, attendu la
lté des opérations, le plus prudent est encore de s'abstenir tant
la tumeur reste stalionnaire ; si elle menaçait de s'accroître, incore si elle déterminait des accidents graves, on serait autoià pratiquer la ponction ou l'incision. Hors de là, la compression
î est assez innocente pour être tentée; mais il faut ajouter
le n'a jamais réussi.
''ï- — ■•c rhydrorachis on spina-biOda.
hydrorachis se présente dans des conditions fort diverses qu'on
ranger ainsi dans l'ordre de leur gravité : ' Tumeur sans communication avec la dure-mère, par oblitéradu canal de communication.
Tumeur partagée en divers kystes, dont les plus profonds îmenl s ouvrent dans le canal rachidicn.
Tumeur unique ou^à cellules, communiquant par un orifice étroit qui admet un stylet ou un pois tout au plus.
OPÉRATIONS GÉNÉRALES
U° Communication plus large, mais limitée cependant entrai 3ames d'une seule vertèbre. 'JM
5° Fissure étendue à deux ou plusieurs vertèbres. J
6° Écartemcnt, non-seulement des lames, mais encore des Sm ■moitiés du corps des vertèbres.
Mais ce qui est surtout important au point de vue d'une int vention chirurgicale active, c'est que la moelle épinière ou des m :se trouvent le plus souvent épanouis et accolés à la face profoi •du sac. Ces données sont essentielles pour comprendre les résull , fort divers des opérations. |l
I. Excision. — On ne procède pas ici à l'excision simple, coiÉ» •dans les tumeurs ordinaires; mais on cherche, autant que possiB à garantir le canal rachidien de l'inflammation extérieure. De* ■ài\ers procédés, qui se rattachent tous à l'emploi de la ligature,., casseaux et de la suture.
1° Ligature. — On l'applique à la base de la tumeur, ou smy pédicule, quand elle est pédiculée ; quand la tumeur est tropi tendue, on la vide par la ponction avant ou après la striction dd ligature; et lorsqu'elle commence à se flétrir, on l'enlève pan •excision pratiquée le plus près possible du lien.
Beaunier applique d'abord autour de la base de la tunicurd ■cercle de caustique de Vienne, afin de serrer la ligature sur l'eschi même.
l^age de Carlisle a placé autour du pédicule un- anneau de caa chouc, dont la striction est incessante. ,
2° Casseaux. — Beynard avait imaginé d'étreindre la base)( la tumeur entre deux tuyaux de plume, serrés par un cordott qui traversait les deux tubes ; Latil s'est servi dans le même ? de petites baguettes de bois très-dur, véritables casseaux percéf'-fl trois trous à chaque extrémité pour le passage d'un lien destn les rapprocher; enfin P. Dubois a fait construire deux pei lamelles de fer, larges de 1 centimètre, longues de 8, présen une face concave et l'autre convexe, percées de plusieurs trous vant leur longueur, et terminées à chaque bout par une tôle an die, supportée sur un collet rétréci. Les deux lames appliquées les côtés de la base de la tumeur, et se regardant par leur convcN on les rapproche à l'aide d'un fil qui se noue autour dos coliels trécis des extrémités; puis des épingles, passées à travers les d des lamelles, traversent la base de la tumeur pour y dévolo] I plus sûrement une inflammation adhésive.
SPINA-BIFIDA.
.orsque la compression est ainsi assurée, on procède consécumenl, plus tôt ou plus tard, à l'excision de la tumeur, lizzoli (de Bologne) appliqua un enlérolome à la base d'un spmada cervical. Le sac se mortifia et fut excisé le quatrième jour, afant guérit complètement. Berardi, pour un spina-bifida coccya, comprima le pédicule fort long avec deux fragments de bou- , et réséqua la tumeur. L'opéré guérit également.
i" Excision par le bistouri. — Tandis que, dans les deux autres icèdés, on n'excise la tumeur que quand elle est déjà flétrie , is celui-ci l'excision est le premier temps, après lequel on réunit ûédiatement la plaie par la suture entortillée. II. Tavignot a imaginé d'étreindre la base de la tumeur entre les nches d'une pince spéciale, afin d'accoler l'une contre l'autre licalemenl les parois de la poche, et de s'opposer aîhsi à la fois «ntrée de l'air et à la sortie du liquide arachnoïdien ; il excisa la leur, réunit la plaie par la suture entortillée, et relira la pince enue inutile. L'enfant mourut le cinquième jour, îrodhurst a pratiqué l'excision simple, suivie de la réunion par jre métallique des bords de la plaie ; le malade mourut. Towage, Dubourg, Royer, Nott, ont employé cette méthode plus ou ins modifiée. Sur cinq cas, il y eut deux guérisons. A'ilson de Claycross réussit dans deux cas ; dans le premier, il it d'abord appliqué un clamp à la base de la tumeur ; dans le ond, cette précaution n'avait pas paru nécessaire, la suppuration Btant déjà dans le sac.
1° Suture. — Borlase Child incisa la tumeur, repoussa les parois isac dans l'intérieur du canal rachidien et réunit par-dessus les [ties molles. Je ne connais que cette seule tentative, peu ratione et du reste suivie de mort.
'I. IN.IECTI0N3 IODÉES. Procédé de Brainard {de Chicago). — 11 se it d'un petit trocart qu'il enfonce obliquement sous la peau, à7 miliètres de la base de la tumeur, et surtout dans im endroit oii la lU est saine. Par la canule, il donne issue à une petite portion liquide, en quantité égale à celle de l'injection qu'on va pousser; ilquefois il a borné son injection à 2 grammes, et n'a jamais été delà de ;iO. Le liquide à injection est une solution aqueuse d'iode, s-faible pour les premières injections, soit 3 centigrammes d'iode 6 centigrammes d'iodure de potassium pour 30 grammes d'eau tillée; à mesure que les injections se ré|iètcnt, on peut dissoudre, is la môme quantité d'eau, jusqu'à 20 centigrammes d'iode et
OPÉRATIONS GÉNÉRALES
30 centigrammes d'iodure de potassium. On s'oppose, autant q possible, à la pénétration du liquide, dans la cavité racliidienne p une légère compression sur l'ouverture. Après quelques seconde on laisse écouler l'injection, on lave le sac avec de l'eau tiède, et i la remplace par une certaine, quantité de liquide céphalo-racliidi^ qu'on a mis en réserve au moment de la ponction, et qu'on a cn servé à la température du corps.
Brainard a traité ainsi sept malades ; chez trois d'entre eux n'y avait pas complication d'hydrocéphale. Ces trois malades o guéri : un après treize injections, le second après deux, le troisièn après une seule.
En France, on a imité ce procédé, mais sans attacher beaucoi d'importance au choix du Irocart, en vidant la tumeur et en en ployant la teinture d'iode au lieu de la solution aqueuse. De grav accidents sont survenus. .Robert a vu un enfant mourir penda l'opération; l'injection avait remonté jusque dans le ventricule i cervelet. Maisonneuve a vu survenir aussi rapidement une par plégie, aux suites de laquelle l'enfant succomba onze mois aprè Dans un autre cas de Viard, la paraplégie ne s'est montrée qi le lendemain, et, au bout de dix-sept mois, elle montrait une grau( tendance à diminuer. De 5 autres opérés, un est mort, un n'a ri( obtenu, 3 seulement ont été menés sans trop d'accidents à gm rison.
On a appliqué à cette affection la plupart des moyens usités conti les collections de sérosité et de synovie : ainsi la compression, q paraît avoir réussi une fois à Stueber ; les pomtmis avec la lancetti le trocart, les aiguilles, et auxquelles on attribue six guérison? l'incision, qui, sur quatre cas, a donné deux morts; le séton, qui tué l'unique malade sur lequel il a été appliqué. De ces procédé les deux premiers ne sont guère considérés aujourd'hui que coran palliatifs; les deux autres, tout en excitant une inflammation suj purative susceptible de se propager dans le canal rachidien, ne foi même pas disparaître la tum(;ur extérieure, et on les a remplari par l'excision qui, avec le même danger, vise au moins plus sùrt ment à la cure radicale. On a aussi essayé de provoquer dans i kyste une inflammation adhésive ou substitutive : Page et Evans, p; l'introduction d'aiguilles, mais sans résultat.
On a aussi essayé d'agir à l'extérieur de la poche en appliquai de la teinture d'iode, ducollodion. Disons toutefois que c'est à toi qu'on représente Brainard comme partisan de cette dernière mé thode. S'il l'admet lorsque les parois sont épaisses (et Behrend li a dû un succès), il en signale tous les dangers lorsque le sac mince, car elle peut amener sa mortification et sa rupture, ain^
NÉVROTOMIE.
1 l ia est arrivé à J. Gow (de Chicago) et à Gross (de Philadel- 11 n'y a donc aujourd'hui que deux méthodes en vigueur ; n-ion et les injections iodées.
îi l'on a lieu de supposer que la moelle est étalée à la face inné de la tumeur, il faut s'abstenir, à moins que la rupture de la lie ne paraisse imminente. Ce n'est guère que dans les cas où peut craindre cet accident et dans ceux où le volume de la tuir s'accroît rapidement qu'une intervention active est justifiée. 3onclion simple d'abord, la ponction avec injection iodée par le cédé de Brainard, surtout quand on espère pouvoi^ empêcher porairement la communication du sac avec le canal rachidien, infin l'excision précédée ou accompagnée de l'application d'un np, tels sont les moyens à employer, mais sans se faire illusion leur efficacité.
Jne exception, qui tient à la nature des choses, doit être faite r les tumeurs sans communication avec le rachis. On pourrait tiquer alors l'injection iodée à l'ordinaire, ou mieux peut-être îver la tumeur par excision.
ARTICLE II
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