I. — Anévrysmes circonscrits
La thérapeutique des anévrysmes a, pendant longtemps, limitée à deux méthodes principales : l'ouverture de la poche aii vrysmale et l'amputation du membre, siège de l'anévrysme. Dep; la lin du siècle dernier, la ligature est devenue, gràco aux travr de Hunter, Desault, Scarpa, une méthode générale; plus lard,, progrès de la chimie et de la physique ont fait espérer qu'on por^ rait guérir les anévrysmes en agissant directement sur eux ] l'électricité et les injections coagulantes; enfin, dans ces dernièt années, la compression indirecte, mieux étudiée et mieux app quée, est venue opérer dans la thérapeutique une véritableheureuse transformation.
Les moyens si divers employés dans le traitement ehirargicul ( anévrysmes peuvent se ranger sous quatre cbefs principaux' 1° Détruire l'anévrysme (ouverture du sac, cautérisation, extirj lion). 2° Faire directement coaguler le sang qu'il renferme (ao puncture, électro-puncture, injections coagulantes, calori-puncturi ."•)° Modifier la circulation du sang contenu dans le sac en agissp sur l'anévrysme lui-même (compression directe, flexion, mala:» lion) ; ou U" en agissant sur l'artère malade d'une manière periu nente (ligature) ou temporaire (compression indirecte).
1. Première méthode. Destruction du sac, — Elle comprct trois procédés principaux : Vincision,i'(-">^tirpatio7ielhcaxitérisatU'
1" Incision. - Oribase décrit ainsi, d'après Antyllus, l'opératii de l'anévrysme. Cette description peut encore être reproduite ai jourd'hui : « Nous ferons sur la peau une incision di'oite dnns^ sens de la longueur du vaisseau; ensuite, écartant à l'aide de cr chets les lèvres de la plaip, nous couperons avec précaution touti