‹ Manuel de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 78 sur 232 · LIGATURE DES ARTÈRES · texte numérisé non relu

LIGATURE DES ARTÈRES

!:uU ici se donner de garde de faire des incisions trop . étenl/incision de la peau doit permelire de voir jusqu'au fond

i I plaie; l'incision de l'aponévrose d'enveloppe doit avoir, pour ne raison, à peu près la même longueur. Jlais, Tarière découles dernières incisions n'ont plus d'autre objet que de per-

I de l'isoler et de glisser par-dessous l'instrument qui porlo

Fie. 138.

Iiu-ision, en détlolant, de la gaine des vaisseaux.

ature ; les prolonger au deLà de ce qui est nécessaire est iuut nuisdjle. La dissection de la gaînc celluleusc surlout doit

OPÉRATIONS GÉNÉKALKS.

de la destruclion des vasa vasorum; rarement on a besoin dr Icndro au delà d'un demi-centimètre.

Pour ouvrir cette gaîne, on la saisit avec la pince à disséqut l'on y fait l'incision convenable avec le bistouri tenu à plat et ei dolant(ng. 138).

Puis passant la sonde cannelée par l'ouverture faite à la lar aponévrotique qui forme la gaine et que l'on vient d'inciser, i glisse sous cette membrane qu'on soulève et qu'on incise s sonde (fig. 139).

On a alors l'artère sous les yeux, mais elle se trouve voilée p; tissu conjonctif plus ou moins serré, lequel englobe en qu( sorte et réunit l'artère et ses veines satellites. Pour la dégag. pour l'isoler on saisit avec la pince à disséquer le tissu cellul le plus près de l'artère ; l'artère se soulève avec les tissus Si | on la repousse alors à sa place avec l'extrémité mousse de la s | cannelée (iig. l^iO). Quund on l'a dégagée d'un côté, on répè j:

FiG. 1/iO.

IsoU'meut Je l'iu-luro.

l'autre côté la même manoeuvre. Il faut avoir grand soin t saisir avec la pince ni l'artère, ni les veines, ni les nerfs. L o-agement opéré, l'artère isolée dans une étendue qui ne doi s'il est possible, dépasser un centimètre, on cliercbe à engage, dessous d'elle la sonde cannelée. Rien de plus facile, si l'a a été bien isolée. 11 suffit de saisir le tissu cellulaire delà avec la pince, comme dans la manœuvre de l'isolement; et niê

LIGATURb: DES AUTÈRES.

■ de la sonde peut être effectué, au moment où après avoir l'artère d'un côté, on a achevé de la dégager de l'autre, i passe alors sous le vaisseau la sonde cannelée, tenue comme luplume à écrire ; pour les artères un peu profondes, on courbe lie la sonde ; pour celles qu'elle ne pourrait aisément atteindre, cours à l'aiguille de Deschamps (11g. l^il). général, pour les vaisseaux d'un petit calibre, s'il y a un llaléral, on commence par introduire la sonde entre l'artère rf; s'il n'y a qu'une veine, entre la veine et l'artère : en a plus grande résistance se trouve au point où doit sortir la

FiG. iM.

lacctrif'nt (lu fil nvfo l'aiguille de Descliamps, la snnile cannelée déprimant les parties voisines.

et en négligeant le principe indiqué, on risquerait, ou de ter le nerf, ou de déchirer la veine. Mais si la veine est trèsnineuse, sa lésion étant plus grave, c'est entre elle et l'artère faut faire pénétrer la sonde.

land l'artère est d'un gros calibre, comme la crurale, elle fuit Ht la sonde ou s'aplatit devant elle, et peut quelquefois être îrsée de jiait on part. Pour éviter ce danger, il faut la fixev

OPÉRATIONS GÉNÉHALES.

avec le pouce et l'indicateur gauches, immédiatement au-dessuau-dessous du point où doit sortir la sonde.

Si la sonde avait soulevé avec l'artère des parties importan on isolerait l'artère avec une autre sonde avant de retirer la mière ; mais s'il ne s'agit que de veinules ou de filets nerveux ti petits, ce n'est pas la peine de les séparer.

3° Pour placer la ligature. — En général, la ligature est en dans le chas d'un stylet aiguillé, que l'on conduit sur la sonde < nelée par dessous l'artère ; après quoi on retire les deux inslrum en laissant le lien. Si l'on se sert de l'aiguille de Deschamp^ porte son chas près de sa pointe, dès que la pointe a passé : l'artère on dégage le fd, et l'on retire l'aiguille par le même i ' min qu'elle a parcouru.

^ Les aiguilles de Cooper et de Deschamps, telles qu'on les i'abri I d'ordinaire, ont une conrhure trop grande, j'ai fuit faire do aiguilles à courbure plus courte et qui peuvent se placer su 1

FiG. Ià2.

Aiguilles (le Cooper ot île Poscliamps mi)nl(''es siu' une pinoe ii lijnini'c

pince porte-aiguilles : Quand l'artère est à une certaine profond pour passer l'aiguille sous l'artère on déprime avec l'exlrénii la sonde canneice les muscles et les parties qui forment la g en plaçant la sonde du côté où l'aiguille doit pénétrer (fig. lU Avant de serrer la ligature, on soulève l'artère sur le fil. et 1

I Mii'o par SCS l)allcmenls, on sur le cadavre par son aspcci, cl, sa ; me, quc Ton n'a pas fait de méprise; alors on procède à la 111, de la même manière que pour les artères liées à la surface :o plaie (voy. ci devant, p. 76), en observant ces deux prées : que l'anse du lil tombe bien en travers du vaisseau, et lie soit serrée do manière à ne pas glisser. Si l'on avait décollé aine ceikileusc dans une grande étendue, la ligature devrait irepoMée vers le tronc à l'endroit môme où l'artère adlière re à sa gaine, afin de conserver tous les vasu vasonim du bout rieur.

ai parlé ailleurs du cboix des ligatures; je n'y reviendrai pas. gature médiate sur un petit cylindre de toile, préconisée par pa et qu'il avait fini par abandonner lui môme, est justement ée.

§ II. — Ligatures des artèiies du systrme aortique

SLTÉRlKUn.

miomie. — L'artère radiale a pour muscle satellite le long iateur qui la recouvre dans les deux tiers supérieurs de l'avanr-

Dans le tiers inférieur elle s'en dégage et marcbe entre lo \n de ce muscle et celui du grand palmaire, séparée seulement jpeau par l'aponévrose. Le nerf radial est placé à son côté ne. Arrivée au niveau de l'apopbysé slyloïde du radius, l'artère urne celte apopliyse, s'applique sur les os du carpe, passe der-

l'arliculalion du premier métacarpien, traverse d'arrière en

le sommet du premier espace intermétacarpien et arrive à ime de la main où elle constitue l'arcade palmaire profonde, ns son court trajet sur le dos du carpe, elle est au fond de la ière anatomique placée entre les tendons des muscles long îteur et court extenseur du pouce qui sont en debors, cl

du long extenseur qui est en dedans, A ce niveau, elle est aponévroiique.

owa/j'es. — Elles ne sont pas très-rares, car sur 1200 memiupéneurs, Gruber a rencontré 8/i fois des anomalies des deux pales artères do l'avant-bras -. 20 fois des deux côtés simulta-

2G2 OPÉRATIONS CÉNÉIULES.

nément, 6/i fois'd'im seul côté. Les anomalies de la radiale le' fréquemment observées et les plus importantes sont les siiivanh 1 " La radiale naît de la bifurcalion de l'axillaire et, dans ce • elle est presque toujours sous-cutanée dans tout son trajet à l'av» bras ; sous-jacente à la céphalique au pli du coude, elle pou» être atteinte dans la saignée. 2° Vers la partie inférieure de Taw bras, la radiale contourne le corps du radius en passant so muscles long abducteur et court extenseur du pouce et dev postérieure, de telle sorte qu'elle n'existe plus au niveau duï gnet. 3° Au lieu de traverser le premier espace inlermélacarp 1 la radiale pénètre dans la paume de la main en passant cnli • deuxième et le troisième métacarpien.

FiG. 143.

FiG. lU.

i.KiATuni: niî la nAoïALE a i.a i'acc doiisai.k du c.Anpu.

Fig. 143. — A. Ai'tùi'O rndiiilc. — ■1. Ligament annnluirn dn carpe.

— 2. Long abdiicteurdii pnneo. —

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