‹ Manuel de médecine opératoire (volume 4)Chapitre 146 sur 259 · I. — De la carie · texte numérisé non relu

I. — De la carie

On procède contre la carie de deux manières : 1° en détruisant les tissus altérés; 2° en les enlevant jusqu'aux tissus sains, comme toute autre dégénérescence.

I. Destruction des tissus cariés. — Elle s'opère par les caustiques ouïe cautère actuel.

4° Les caustiques. — On commence par mettre à nu toute l'étendue de la carie, en anticipant même un peu sur les limites de l'os sain, et en enlevant toutes les végétations qui la l'ecouvent. Si ce premier temps de l'opération a causé ou trop de douleur ou trop d'hémorrhagie, on se contente de panser la carie avec de la charpie sèche. Le lendemain, on observe la quantité de pus écoulé; il ne doit y en avoir tout au plus que pour imbiber la charpie; si l'appareil en est inondé , il est certain que celte surabondance de matière vient de quelque foyer caché, soit dans les os, soit dans les parties molles, et qu'il est important de reconnaître.

Du reste, si la carie est très-superficielle, les cathérétiques légers suffisent; si elle est plus profonde, et surtout compliquée d'un ramollissement très-avancé, il faut des caustiques énergiques.

2° Le cautère actuel. — On met à nu la carie, et l'on enlève d'abord avec la rugine, ou la gouge et le maillet, tout ce qu'il est possible d'enlever^ pour que l'action du feu agisse plus promptement sur la partie saine de l'os. La plaie doit être pansée cette fois avec la char-

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