‹ Manuel de médecine opératoire (volume 4)Chapitre 165 sur 259 · II. — Résection du siernum · texte numérisé non relu

II. — Résection du siernum

Gahen a enlevé avec succès une notable partie du sternum, mais sans rendre compte de son procédé; et d'autres n'ont pas moins bien réussi.

La portion altérée mise à nu, on peut scier l'os d'avant en arrière avec une scie en crêle de coq, ou d'arrière en avant avec la scie à chaîne ; ou enfin le couper avec de très-fortes cisailles ; ces derniers instruments diviseront sans peine les cartilages intercostaux. Seulement, il faut se rappeler sur quels organes importants repose la face postérieure du sternum, et, dans la section des cartilages, éviter les artères mammaires internes, qui passent environ à 12 millimètres en dehors du bord externe de l'os.

[ Le sternum a été réséqué dans une partie de sa longueur et dans toute son épaisseur, mais surtout trépané, soit pour donner issue à des collections purulentes en arrière de cet os (J. Petit, Du Foix, Freind, Flajani, Lecat, Bourdelin, etc.); soit pour enlever des portions cariées de l'os lui-même (Dietz, Jœger, Gunther, Cittadini, Bruns, Kuhn, Heyfelder, etc.), et ces dernières opérations ont été de véritables résections. Assez souvent (Velpeau, Fergusson, Rothmund) on s'est borné à réséquer les couches superficielles.

Linoli en 18r)2 a réséqué l'appendice xiphoïde, dont la pointe renversée en arrière exerçait une pression douloureuse sur l'esto-

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mac ; il divisa le péritoine pour porter le doigt sous l'appendice. Son malade, âgé de vingt-deux ans, guérit en dix-huit jours de l'opération et de ses vomissements incessants. Si une pareille opération, qu'on ne saurait conseiller, était jugée nécessaire, la première règle serait de respecter le péritoine. ]

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