‹ Manuel de médecine opératoire (volume 4)Chapitre 171 sur 259 · I. — RÉSECTIONS ARTICULAIRES DU TRONC · texte numérisé non relu

I. — RÉSECTIONS ARTICULAIRES DU TRONC

J'ai déjà mentionné la résection de l'appendice xiphoïde ; Van Onsenoort ar extirpé le coccyx carié à l'aide d'une incision en T renversé ; il semblerait plus commode de placer l'incision transversale du T en haut, vis-à-vis la base de l'os. Verneuil a

a20 OPÉRATIONS GÉNÉRALES.

pratiqué plusieurs fois cette résection dans les opérations faites pour l'imperforation congénitale du rectum. Mais ce sont là des cas tout exceptionnels, et la principale résection articulaire que l'on pratique sur le tronc est celle de l'os maxillaire inférieur, soit d'un seul côté, soit des deux côtés à la fois.

I. — Résection articulaire d'un côté de l'os maxillaire inférieur.

Cette résection a été pratiquée pour la première fois par Palmi (d'Ulm), en 1820, suivi par Graefe en 1821, par Motl en 1822, et depuis par nombre de chirurgiens, parmi lesquels je me placerai moi-même. On peut mettre l'os à nu à l'extérieur, sans nulle difficulté ; mais sa face interne présente des rapports qui veulent être sérieusement étudiés.

Nous avons vu que, pour enlever la portion horizontale de l'os, il fallait prendre garde à l'artère carotide externe qui quelquefois longe le bord postérieur de la mâchoire. Un peu plus haut, on rencontre le nerf dentaire inférieur pénétrant dans le canal dentaire, et qu'il faudra couper inévitablement avec la petite artère qui l'accompagne; puis, un peu plus en dedans que lui, le nerf lingual, qu'on n'évite sûrement qu'en rasant exactement la face interne, et que j'ai vu couper à Lisfranc pour avoir négligé celte précaution. Plu> haut enfui se trouve l'artère maxillaire interne, née de la carotide externe au niveau du col condyle, ef qui passe sous ce col avant de s'enfoncer entre les deux muscles ptérygoïdiens. Elle est là si près de Tos que les premiers opérateurs craignant de la blesser, ont commencé par lier la carotide ; mais cela n'est nullement nécessaire En eÏÏet, lorsqu'on a coupé le tendon du temporal et le ligament latéral externe, qui est, à proprement parler, l'unique ligament de cette articulation, il n'est rien de plus facile que de luxer le condyle en avant et en dehors, et d'acquérir ainsi tout l'espace nécessaire pour détacher le col du reste des parties molles sans toucher au vaisseau redouté.

Procédé opératoire. — On pratique sur la partie médiane de la lèvre inférieure une incision qu'on conduit jusqu'au niveau du bord inférieur du maxillaire, puis de l'extrémité de cette incision on en trace une aitre (|ui longe le bord inférieur de l'os depuis la symphyse jusqu'à l'angle de la mâchoire. Cette seconde incision suffit sur le cadavre, mais sur le vivant, lorsque la tumeur est volumineuse, on est souvent obligé de remonter jusqu'à l'apophyse

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